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La grande saga de l'homme

Article par Millie Salomon
A l’occasion de Roch Hachana, anniversaire de l’homme, Leava.fr lance une série palpitante qui nous mènera de la création du monde jusqu’à nos jours. Suivez chaque semaine La grande saga de l’homme
La grande saga de l’homme

Premier épisode :

Et D.ieu créa l’homme

Des millions de galaxies, des milliards d’étoiles, un univers en expansion constante, D.ieu a préparé pour l’homme un décor sublime et fantastique. D’autant que nous sommes les héros de cette super-production dont l’enjeu dépasse, et de loin, les délires les plus fous des producteurs hollywoodiens…

Roch Hachana. Littéralement, la « tête de l’année ». La fête qui débute l’année juive célèbre la création du monde, ou plus précisément la création de l’homme. A l’heure actuelle, grâce aux dernières découvertes scientifiques (voir nos articles Lorsque le singe devient chèvre, La Thora à l’heure de l’ADN) les thèses créationnistes gagnent chaque jour du terrain sur celles de l’évolutionnisme.

Selon les recherches sur l’ADN, l’homme ne descendrait pas du singe mais serait apparu il y a environ 6000 ans. Etrange rencontre entre la science et la Thora…

La Genèse nous donnerait donc des indications d’ordre scientifique. Pourtant, son but n’a jamais été de dévoiler les mystères de la création aux professeurs d’Harvard ou de Columbia University. La Thora nous livre avant tout un enseignement fondamental : pourquoi avons-nous été créés ? Quel est le but de notre vie sur terre ? Comment comprendre le message divin ?

Prenons une lunette astronomique, lançons-nous à la vitesse de la lumière dans l’espace intersidéral et remontons le temps.

La grande saga de l’homme a commencé exactement il y a 5765 ans, un 1er tichri.

Avant que l’homme ne soit créé, D.ieu prépara le monde dans lequel il allait vivre.

La création est porteuse de sens et d’enseignements. L’univers et ses innombrables phénomènes n’ont pas été créés sans raison, ils véhiculent un message universel.
Dans le Traité Bra’hoth page 32 B, le Talmud cite le nombre d’étoiles qu'il y a dans l'univers : 10 puissance 19. A l’œil nu, on peut voir dans le ciel environ 2000 étoiles. Or, en 1925, l’astronome américain Hubble découvre que certains points visibles ne sont pas des étoiles mais des galaxies. Il découvre un nombre d’étoiles égal à celui cité par la Thora. C’est une révolution ! Et une rencontre étonnante entre notre tradition et la science…

« L’assemblée d’Israël dit à D.ieu : « tu m’as abandonnée et oubliée ! » Il lui répondit : « Ma fille, j’ai créé les 12 signes du zodiaque et dans chacun d’eux j’ai crée 30 armées et dans chaque armée j’ai créé 30 légions et dans chaque légion j’ai créé 30 régiments et dans chaque régiment, j’ai créé 30 bataillons, et dans chaque bataillon, j’ai créé 30 troupes et dans chaque troupe j’ai suspendu 365 mille dizaines de milliers d’étoiles par rapport aux jours de l’année solaire et tout cela je ne l’ai créé que pour toi et tu dis que je t’ai abandonnée et oubliée ! »


12 signes du zodiaque 30 armées 30 légions 30 régiments 30 bataillons 30 troupes 365.000 x 10 000 étoiles

10.643.400.000.000.000.000 = 1,06434 x 10 puissance 19 c'est-à-dire le nombre d'étoiles dénombrées par les astrophysiciens aujourd'hui.

Contemplons l’univers

Il suffit de lever les yeux au ciel, lors d’une nuit d’été loin de la ville, pour être saisi par l’immensité du cosmos et l’extraordinaire organisation qui permet à des masses gigantesques de se mouvoir harmonieusement, permettant, entre autres, à la terre et ses habitants de vivre sereinement.

Notre galaxie est très certainement une galaxie spirale, dont le disque mesure environ 100 000 années-lumière de diamètre et 1000 années-lumière d’épaisseur. La trace du disque galactique dans le ciel nocturne est la Voie lactée : le soleil occupe à l’intérieur du disque une position excentrée, à 28 000 années lumière du centre. On estime que la Galaxie renferme 100 milliards d’étoiles : les étoiles les plus jeunes sont concentrées dans des amas répartis préférentiellement le long des bras spiraux du disque galactique. La galaxie est entourée d’un halo sphérique qui renferme des étoiles vieilles, souvent groupées en amas sphériques contenant de 10 000 à 1 million d’étoiles. Les étoiles de la Galaxie sont animées d’un mouvement orbital autour du centre de masse de la galaxie ; au niveau du soleil, une révolution complète s’effectue en 200 millions d’années. En raison de la poussière interstellaire, qui interdit pratiquement aux télescopes travaillant en lumière visible d’observer au travers du disque galactique au-delà de 10 000 années de lumière, le centre galactique est encore très mal connu.

Or, il existe quatre classes principales de galaxie, présentant une large gamme de dimensions et de masses dont les elliptiques géantes qui renferment plus de 10 000 milliards de masses solaires dans un diamètre de plus de 300 000 années de lumière ; et les elliptiques naines, qui comptent quelques millions de masses solaires sur 5000 années de lumière.

Des milliards d’étoiles, des milliards d’années lumière, des millions de galaxies… Des chiffres qui font rêver et qui donnent le tournis. Que sommes-nous dans cet univers sans fin où le temps et l’espace se confondent ? Comment comprendre notre rôle et notre vocation ?

Pour moi !

Le commencement, « Berechith », est couronné par la création de l’homme. La Thora nous apprend donc que la création culmine par celle de l’homme. Cela signifie que toute la création, y compris les millions de galaxies que nous venons de voir, est faite pour servir l’homme et nous enseigne que la vie de l’homme s’achemine vers un but précis, déterminé par D.ieu.

L’homme n’est pas seulement un animal pensant, comme certains philosophes ont pu l’écrire. Il est doué du libre-arbitre qui lui permet de faire en permanence un choix entre le Bien et le Mal. Le Juste, qui exerce ses facultés pour le Bien, est ainsi le centre de la création. Un monde créé par hasard, sans commencement ni fin, comme le pensaient les Grecs, n’est mu par aucun but. Il est donc livré à l’arbitraire, entraînant une morale relative, n’émanant d’aucune force supérieure et sujette au changement.

Mais ce système n’a malheureusement jamais fait ses preuves, n’évitant ni les guerres, ni les injustices ni la mort de millions de victimes innocentes.

Pourtant, l’Occident fonctionne encore sur ce schéma, qu’il juge le meilleur possible.

La tradition juive s’inscrit à l’opposé de cette conception. Tous les événements sont orchestrés par D.ieu afin de donner l’occasion à l’homme d’utiliser son libre-arbitre. L’existence, avec ses multiples vicissitudes et rebondissements, est une suite de tests permettant à l’homme d’exercer cette liberté. Lorsque les Patriarches d’Israël choisirent la vertu et atteignirent la grandeur, ils furent élus par D.ieu. Et, rétroactivement, ils devinrent le but de la création.

Darwin contre la génétique

Qui était Adam ? Un sauvage, mi-singe mi-homme, sautant de branche en branche en agitant un gros gourdin ? Si l’enseignement des origines repose encore en France sur les thèses évolutionnistes, il n’en est pas de même dans la majorité des pays du monde ; aux Etats-Unis par exemple, l’école publique propose deux visions de la genèse de l’humanité, et met souvent en avant la thèse créationniste. Les dernières découvertes scientifiques invalident la théorie de Darwin. A l’aune de la génétique moderne, l’homme ne descend donc ni de l’amibe ni du singe. Adam a été créé avec toutes ses facultés, y compris avec la parole, et non en balbutiant quelques sauvages onomatopées, menaçant furieusement d’un silex ses farouches et primitifs adversaires lors d’une hypothétique guerre du feu.

Or, la Thora est le seul témoignage parmi tous ceux qui composent le patrimoine culturel de l’humanité à présenter une chronologie ininterrompue depuis le premier homme jusqu’à la période dite « historique » c’est-à-dire le moment à partir duquel il nous reste des écrits, il y a environ 4000 ans.

Cette chronologie n’est pas seulement un extraordinaire document à placer au sommet des connaissances de l’humanité. Elle nous enseigne qu’il n’y a pas eu d’évolution au sens Darwinien du terme, ce qui signifie qu’il existe un plan d’origine divine. Différence fondamentale avec la conception des évolutionnistes qui considère la morale comme un simple code social établi par les hommes afin de gérer la vie en communauté.

Grâce à la Thora et à l’enseignement de la création divine, l’homme est tenu responsable de ses actes, et ne peut donc échapper, par des théories plus ou moins fantaisistes, à son engagement moral. Un singe perfectionné n’a de compte à rendre à personne. L’homme, oui.

Orang-outan ou Paul Newman ?

L’homme, ainsi réhabilité, a retrouvé ses lettres de noblesse. Avant le déluge (3000 ans avant l’ère vulgaire), l’homme possède toutes ses facultés. Que ce soit à l’âge de pierre (Caïn) ou à l’âge de fer (Toubal Caïn), l’homme est exactement celui que nous connaissons aujourd’hui. Il n’a pas de mâchoire proéminente ni de crinière hirsute (car ne nous y trompons pas, les restes de squelette retrouvés par les anthropologues sont sans aucun doute des vestiges de singes). L’homme du début des temps ressemble à vous et moi. Il possède les mêmes facultés intellectuelles et physiques que nous, êtres « civilisés » et « progressistes ».

Adam a donc été créé dans la pleine possession de ses moyens. De la même manière qu’une abeille a été créée avec toutes les fonctions nécessaires à son rôle, l’homme naît avec les facultés qui vont lui permettre de réaliser ce pour quoi il a été créé.

Son désir de se rapprocher de son Créateur (exprimé dans son désir de connaissance, d’aventure, dans sa soif de l’inconnu), son instinct de bonté, sa recherche de gloire, son sentiment de honte, de loyauté, de devoir, de vérité, d’amour, sont implantés en lui dès le commencement.

Nom d’homme

Le premier homme est appelé Adam, du mot adama qui signifie « terre » en hébreu. Ce choix n’est pas fortuit.

Adam possédait des qualités qui le rendaient proche de l’ange. Il était doué de forces physiques exceptionnelles et d’une intelligence hors du commun, loin de notre imagination. Pour lui éviter de se prendre pour D.ieu, il était nécessaire de le nommer « Adam » afin de lui rappeler que son corps était fait de terre. Cette précaution n’était pas exagérée, comme le révéla l’histoire du monde.

Car d’autres peuples, qui n’ont pas voulu suivre la Thora et ses enseignements furent les victimes de systèmes pervers. Des générations plus tard, des hommes se réclamèrent des astres, prétendant être d’essence divine, gagnant les masses, usant de leur crédulité.

D’autres se prirent pour des dieux et voulurent qu’on les serve en conséquence. On se souvient de Pharaon (paro) en Egypte, et plus récemment des rois de France (qui se disaient de « droit divin » ) ; à l’époque contemporaine, les Empereurs japonais avaient aussi les mêmes prétentions. De nombreuses nations furent victimes de ces supercheries. Seul Israël, grâce à sa tradition ancestrale remontant jusqu’à Adam, à ses textes et à sa Loi orale reçus au Mont Sinaï, réussit à échapper à de telles mystifications.

« D.ieu forma l’homme de la poussière de la terre »
et
« Il l’appela Adam » .

Adam ne possède pas seulement des dents pour manger. Il est doué de la faculté du langage. Parce qu’il a été créé pour atteindre la perfection, Adam possède l’arme de la perfection : les mots. C’est en hébreu qu’il s’exprime et c’est en hébreu que D.ieu lui répond. Cet héritage linguistique est précieusement gardé par les meilleurs des descendants d’Adam jusqu’à ce qu’il devienne l’apanage d’Avraham l’hébreu.

Parmi les traditions que ce dernier hérita d’Adam et qu’il transmit ensuite à ses descendants, se trouve également celle de l’offrande des prémices.

Adam puis Noé pratiquèrent cette tradition. Ce dernier érigea le premier autel mentionné dans la Thora. Adam et ses enfants transmirent aux générations suivantes que le monde avait été créé et que le premier homme n’avait pas d’ancêtres. Ils transmirent également la langue dans laquelle ils s’exprimaient et qui avait été le moyen de communication avec D.ieu ainsi que la chronique de leurs périples et les enseignements qu’ils en tirèrent.

Cette tradition est encore vivante au moment où Avraham vient au monde. Avraham a en effet 58 ans lorsque Noé disparaît. Il eut donc le temps d’étudier ces traditions. Tout ce qu’il apprit de Noé, de Chem et de Ever (descendants d’Adam) est plus tard incorporé par D.ieu dans la Thora donnée au Sinaï.

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