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Comment réussir son Alyah ?

Article par rav Yaacov POULTORAK
La question mérite d'être posée, ne serait-ce que pour améliorer les chances de réussir cette Alyah !
Certaines personnes pensent que le seul fait de quitter la diaspora pour "monter" en Erets Israël constitue un acte réellement méritoire qu'il protège automatiquement celui qui en a le courage. Même si personne ne se fait d'illusion sur les difficultés de l'intégration que tout le monde connaît déjà plus ou moins, il convient d'aborder la question de savoir si ces difficultés concernent aussi la scolarisation et l'éducation des enfants.

L'illusion israélienne…
Ceux pour qui la réussite de leurs enfants dans la vie consiste à leur donner l'enseignement secondaire et supérieur ne trouveront aucune différence entre Israël et la France.
Ceux, par contre, qui souhaitent que leurs enfants adoptent le même mode de vie qu'eux-mêmes : la pratique, l'attachement aux MITSVOTH et au DEREKH ERETS, se disent sûrement que c'est encore plus évident en Erets Israël. Et que s'ils ont réussi à résister à l'influence du monde GOY en France, à plus forte raison en Israël, entre Juifs ; pourtant ce n'est pas toujours vrai.

En France, on combat pour ne pas se laisser absorber par le monde environnant, on tire une fierté -à juste titre- d'être restés juifs. Alors qu'en Israël, on se croit permis d'abaisser ses défenses sous prétexte qu'ici tout est juif, alors qu'en réalité la société israélienne comporte nombre de dangers.

Pour que nos enfants respectent les MITSVOTH comme on le leur a appris en France, qu'ils aient un comportement respectueux et de bonnes MIDOTH, en même temps qu'assurer à la nouvelle génération les moyens de subvenir aux charges qui les attendent dans leur vie d'adultes, est au moins aussi difficile en Erets Israël qu'en France.

Inscrire ses enfants dans l'école qu'on a choisie réserve parfois des surprises…
Le nouvel immigrant peut se contenter du plus facile : inscrire ses enfants dans l'école du quartier, ou se laisser guider dans son choix par des agents de la ALYAH qui ont choisi à sa place son lieu de résidence, et les écoles que fréquenteront les enfants.
Autant dire qu'une telle attitude laxiste signifie presque automatiquement l'abandon de la pratique religieuse de la nouvelle génération.

En revanche, ceux qui sont déterminés à transmettre à leurs enfants une bonne éducation juive et un comportement social adéquat, sont assurés qu'ils feront le bon choix d'écoles. Or là aussi, le OLE 'HADACH français doit être conscient qu'inscrire ses enfants dans l'école qu'on a choisie réserve parfois des surprises.


L'examen montre que le nouvel immigrant peut trouver cinq écueils à surmonter :

1) La langue, L'Ivrit.

2) Le fait que le niveau de KODECH soit plus élevé ici.

3) Que les français, à la fois individualistes et pluralistes, soient réfractaires aux règlements scolaires qui leur paraissent contraignants.

4) Le 'HOL étant agencé différemment dans les écoles religieuses, il peut s'avérer nécessaire de devoir choisir d'adopter un enseignement du 'HOL moins soutenu, même si, en définitive, le système prévoit une formation professionnelle adéquate.

5) Enfin, il convient de ne pas se voiler la face : 99% des OLIM de France sont sépharades et peuvent être victimes d'un racisme déplacé certes, mais réel. Par exemple, pour ceux qui auraient choisi une école Ashkénaze, pour vous, les classes seront déjà pleines... (!)
D'où la nécessité de préparer son Alyah pour qu'elle réussisse conformément au projet que l'on a élaboré…

Il existe des aides aux enfants nouvellement immigrés, on fera aussi appel à CERFI (www.cerfi-israel.com) qui a édité un Guide de l'école en ISRAËL qu'on lira avec profit.

Il existe une grande variété d'écoles ici, divisées en groupement politiques et par conséquent en options religieuses. Une fois engagé dans un système, il ne faut plus compter en sortir, d'où l'importance du bon choix primaire. Grosso modo, il existe deux types d'écoles. L'enseignement est sérieux
partout, mais il y a une différence énorme entre les résultats comparés, même dans les écoles dites religieuses.

Il y a celles où les enfants restent respectueux de la TEFILA, du CHABBAT, des TSITSIT, du DEREKH ERETS, du LIMOUD HATORAH et surtout des bonnes MIDOTH : c'est le cas du 'HEDER ou du TALMUD TORAH.

D'autres écoles, même celles qui ont des matières KODECH à leur programme, ressemblent malheureusement aux écoles laïques de France en ce sens qu'il y règne la violence, le non-respect des maîtres, la fréquentation des filles , etc. Ce n'est pas la peine de se faire des illusions sur le résultat catastrophique du degré de pratique religieuse des élèves qui les fréquentent.

Où se situe le clivage entre ces deux types d'école saute aux yeux : il existe d'une part les vraies écoles religieuses qui, en plus du concours des parents, offrent une bonne garantie que leurs élèves resteront fidèles à la Torah.

Et d'autre part, les écoles qui sont la réplique du milieu social ambiant en Israël, qui n'a rien à envier à la France en permissivité, et qui mène tout droit à la négation des valeurs juives authentiques.

Le GAON HARAV STEINMANN Chlita dont on lira avec intérêt la " Lettre aux français qui s'apprêtent à venir habiter en Erets Israël " (Cf la lettre du Rav Steinmann) dit qu'il faut se préoccuper, avant la Alyah, de trouver l'endroit où les enfants recevront l'enseignement 'HAREDI.

Il faut donc préparer la Alyah ! En quoi consiste cette préparation ?

A adopter une attitude ferme et inflexible sur le choix du cursus éducatif des enfants, coûte que coûte.
Même si les écoles 'HAREDI ne font pas suffisamment de'HOL, voilà qui n'empêchera pas les enfants de recevoir une formation professionnelle. L'étude en YESHIVA développe l'intelligence et le sérieux, qualités hautement appréciées dans les entreprises.

Se préparer, c'est aussi prendre conseil auprès des RABBANIM, pour l'école et le lieu de résidence. Le repos du CHABBATH dans la rue n'a pas d'importance en France, ici, en Israël, c'est important, de même que la bonne fréquentation des camarades du quartier où l'on habite.

La meilleure préparation consiste à éviter les écueils.
Les délégués israéliens en France prétendent faire le choix à votre place, ils vous promettent " l'aide officielle".Il faut être prudent et avisé. L'école normale "MAMLAKHTI", gouvernementale est la même que la française, mais même "MAMLAKHTI DATI", dont l'adjectif est "religieux" ne l'est absolument pas.

Préparez-vous en France, votre liberté est totale et vos droits ici acquis quoi qu'il en soit.
Ceux dont l'évocation de la "PARACHAT YALDE TEHERANE" fait encore partie de leur culture,
doivent savoir que les "sionistes" de l'époque ont depuis appris à mettre la Kippa mais restent parfois aussi dangereux volontairement ou par aveuglement, pour détourner les NECHAMOT de vos enfants 'has Vechalom.
Parce que l'orientation scolaire de nos jours peut être comparée au SANHEDRIN, le Tribunal Suprême qui a autorité de la condamnation à mort. Bien orienter un enfant lui confère la vie de sa NECHAMA, mais le contraire est un arrêt de mort.

Qui peut-il prendre une telle décision ?
Observez la liste des orienteurs CERFI, (Cf l'équipe CERFI sur le site www.cerfi-israel.com ) ce sont des
RABBANIM et RABBANIOT conscients de l'importance du 'HINOUKH.

Depuis toujours, la Torah s'est maintenue dans notre peuple par le courage d'affronter les difficultés ambiantes. Aujourd'hui plus que jamais, il faut être déterminé pour fournir les efforts nécessaires, même en Erets Israël, pour que les enfants restent dans le chemin de la Torah.

Il est vrai qu'en définitive les chances de réussite en Erets Israël sont bien supérieures, mais ceci est vrai pour ceux qui ont la volonté d'exploiter pour leurs enfants les possibilités d'un 'HINOUKH dans la KEDOUCHA.

Avec tous nos voeux d'Alyah et d'Hatslaha, Pessa'h cacher vé samea'h !

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