Témoignages sur la psika du Rav Ovadia YOSSEF





La grandeur du rav Ovadia yossef zatsal ne se trouvait pas seulement dans sa force de décision car, pour lui, il n'existait pas de questions difficiles et d'autres moins difficiles. Il n'y avait en effet que ce que la hala'ha enseigne, et, à aucun moment, il n'était question de changer d'un millimètre l'application de la loi. Non, la vraie force du rav Ovadia, sa grande noblesse, c'était de s'intéresser à chaque personne en particulier, quels que furent sa tendance ou le milieu dont elle venait. 


Lorsqu'il nous est arrivé, avec le rav Poultorak, de nous adresser au rav Ovadia Yossef, nous ressentions chez lui, d'un côté, cette sommité dans les connaissances de tous les recoins de la Torah (et de tout le Pardes), mais aussi cette simplicité avec laquelle il écoutait chaque détail, le plus infime qui soit. Le rav avait en effet ce côté humain, comme s'il découvrait pour la première fois le problème qu'on lui soumettait, un problème dont il nous faisait ressentir qu'il le concernait personnellement, et pour lequel il mettait toutes ses forces afin de lui apporter une solution et d'aider l'autre : une oreille attentive, une gentillesse rare, une véritable humanité. Devant certaines questions tragiques qu'il nous est arrivé de lui poser, nous avons plus d'une fois vu le rav pleurer.



On pourrait dire du rav Ovadia Yossef qu'il était comme ces « Echkolot », ces « grappes de raisin » dont parle une Michna du Traité Sota (p.47/a) à propos du décès de Yossi ben Yoézer et de Yossi ben Yéhouda lorsqu'elle dit qu'avec leur mort, « ce sont les echkolot qui ont disparu ». Une expression que la Guémara définit en ces termes : « Rav Yéhouda au nom de Chemouel a enseigné que « echkolot « désigne un homme chez lequel tout se trouve - Ich chéhaKol bo » ; et Rachi d'ajouter qu'il s'agit d'un homme possédant la Torah dans toute sa vérité, sans aucune faille, et sans que rien ne lui manque. Quant à l'auteur du « Halakhot Guedolot », il explique dans le Traité Temoura, qu'il s'agit là d'une personne chez qui on ne trouve aucune faute, et dont la Torah s'inscrit dans la parfaite continuité de celle de Moché Rabbénou.



Ma première rencontre avec le rav Ovadia Yossef a eu lieu en 1999. J'avais été contacté par le rav Yaacov Poultorak pour résoudre le problème d'un étudiant français de la yéchiva « Ekhal Éliahou » du rav Chaoul David Botschko de Ko'hav Yaacov. Ce garçon était très préoccupé et, malgré son avancement dans l'étude, il n'avait aucune joie de vivre. Le rav Botschko l'avait alors appelé et lui avait demandé : « Yossef, pourquoi es-tu si triste ? La réussite de l'étude de la Torah se fait dans la joie ! » Mais le jeune homme avait répondu : « Kevod harav, le fardeau que je porte est trop lourd. Il a été décrété que toute ma famille, mes deux sœurs et moi-même portions un fardeau ! » Le rav Botscho lui avait alors répondu qu'il existait sûrement des solutions, mais Yossef n'y croyait plus. Il avait déjà frappé à toutes les portes, en France, à celles des plus grands rabbanim, et personne n'avait pu trouver ne serait-ce qu'un début de solution à son problème. « Par contre, avait-il ajouté, nous avons entendu des choses terribles, nous interdisant tout espoir de mariage. Nous sommes condamnés à rester célibataires à vie ». Le rav Botschko avait donc proposé d'adresser un courrier au rav Éliahou Abergel, aujourd'hui président des Cours de Justice rabbinique de Jérusalem, un homme très proche du rav Ovadia Yossef et du rav Chalom Messas, afin qu'il puisse se pencher sur cette question et, peut-être, avec l'aide d'Hachem, trouver une solution à ce problème. Yossef a accepté, et c'est avec une lettre de recommandation du rav Botschko qu'il s'est adressé au rav Abergel. Or, béHachga'ha Eliona, le jour où Yossef est entré dans le bureau du rav, le rav Poultorak se trouvait là. Il était venu demander le soutien du rav Abergel dans un autre dossier épineux. En voyant que l'affaire s'était déroulée en France, le rav Abergel s'est donc naturellement tourné vers le rav Poultorak pour lui demander de l'aider sur ce dossier. Le rav Poultorak a accepté, et il a à son tour pris contact avec moi afin que je lui prête main-forte. La difficulté première de ce dossier résidait essentiellement dans le fait de trouver des éléments permettant d'invalider rétroactivement le mariage des parents de Yossef, en examinant notamment les témoins ayant assisté à ce mariage, l'endroit où il avait eu lieu, où les parents avaient vécu, et surtout des éléments sur les comportements de la mère de Yossef avant son divorce, et d'autres points aussi douloureux que compliqués.



Après avoir rassemblé tous les éléments et rédigé une décision rabbinique (psak din), il nous restait à savoir si l'on pouvait se baser sur un « méka'h taout » (« vice caché ») lors du mariage, du fait qu'avant son mariage, le premier mari avait dissimulé à sa femme certains détails concernant sa santé), autant de questions qu'il était difficile de résoudre. Le rav Abergel s'est alors adressé au rav Chalom Messas, qui nous a répondu que le seul et unique possek susceptible de trancher dans cette affaire, c'était notre maître à tous, le rav Ovadia Yossef, alav haChalom. 

Le rav Poultorak me dit alors : « Allons voir le rav Ovadia. J'ai moi-même eu plusieurs fois l'occasion de m'adresser à lui lorsque je me trouvais à Lyon, en particulier lorsque s'est présentée à moi une jeune femme dont le mari avait disparu alors qu'il avait tenté de porter secours à une personne qui se noyait dans le Rhône. On avait en effet retrouvé le corps du noyé, mais pas celui du mari. Or, lorsque nous nous sommes adressés au rav Ovadia Yossef, il a permis à cette femme agouna de se remarier. De même, confronté un jour au cas d'un jeune garçon, identique à celui de Yossef, le rav Ovadia avait annulé le mariage en se basant sur le fait qu'un des deux témoins était passoul, conformément au principe : « Edout chéBatla miksata batla koula – un témoignage en partie annulé est un témoignage nul et non avenu ».



Ce fut pour moi, d'un côté un grand honneur, mais aussi une grande émotion d'entrer ce vendredi dans le bureau du rav Ovadia zatsal à Har Nof au-dessus de la yéchiva « Yé'havé Daat ». J'ai pu alors découvrir l'amour et le respect qu'avait le rav Ovadia pour le rav Poultorak. Et, avant même de pouvoir lui exposer la raison de notre visite, le rav avait déclaré : « La force de la Torah, c'est de trouver des solutions ». J'ai ainsi eu le privilège de parler au rav des détails de cette affaire pendant près d'un quart d'heure. Je lui ai ensuite remis nos écrits avec tous les détails consignant la décision du rav Abergel, du rav Poultorak et de moi-même.



Le vendredi de la semaine suivante, le rav Ovadia Yossef nous a demandé de le retrouver chez lui. Quelle ne fut pas notre émotion en voyant sa signature apposée sur nos dossiers ! Elle permettait à ce garçon, ainsi qu'à ses sœurs de pouvoir entrer dans la communauté juive, et mettait fin à une souffrance de plus de quinze ans. Notre émotion fut plus grande encore lorsque le rav Ovadia nous a demandé de suivre ce garçon, ainsi que ses sœurs, dans leur attachement à la Torah et aux mitsvot, et lorsqu'il nous a demandé de nous occuper du dossier de leur futur mariage, à toutes les étapes duquel nous devions participer.



Lorsque nous sommes sortis, je me suis adressé au rav Poultorak en ces termes : « ‘Had béDara – un homme unique dans sa génération ». Et pour cause : même si l'on trouve dans les décisions des grands rabbanim d'Israël un exposé détaillé de la hala'ha venant apporter une solution à tel ou tel problème, la réponse ne dépasse pas, la plupart du temps, l'horizon de la question posée. Or, chez le rav Ovadia Yossef, la dimension l'emportait avant tout. Il n'offrait pas seulement une solution à un problème, il partageait littéralement l'expérience et le drame de chaque personne et de sa famille. Au lieu de s'arrêter à une simple décision, par le fait de nous demander de suivre ces enfants et de veiller à ce qu'ils se marient ensuite de manière casher, le rav Ovadia Yossef se distinguait des autres décisionnaires : « Parler à la mère pour qu'elle revienne à la téchouva, c'est sauver une famille et les ramener à Torah ouMitsvot ».



Nous avons agi comme le rav nous l'avait demandé. Et quelque temps après, Yossef s'est effectivement marié. Le rav Poultorak et moi-même avons été témoins au mariage que nous avons personnellement célébré. De même, lorsque la sœur s'est mariée à son tour, malgré la fatigue du rav Poultorak, nous avons pris un taxi jusqu'Ashdod pour être témoins au mariage et le célébrer conformément à la loi. C'était notre manière à nous de remercier le rav Ovadia Yossef pour s'être penché sur ce dossier.


« Roch vaRichona » -  le premier de tous

La force du rav Ovadia Yossef fut certainement de n'avoir jamais eu peur de dire les choses comme la hala'ha l'exige. Même si parfois il employait des termes très durs, c'était toujours « béMil'hamta chel Torah » - en l'honneur de la Torah. Il pouvait d'un côté s'opposer violemment à la décision d'un rav et, au même moment, lorsque ce même rav lui rendait visite, lui montrait un amour et un respect débordants. Les célèbres claques qu'il donnait résumaient un peu cette manière de voir : elles étaient toujours des claques pleines d'amour. De même, en ce qui concerne les questions de judaïcité, j'ai été amené avec le rav Schlamé (chéY'hié) et le rav Poultorak à rencontrer le rav Ovadia Yossef. Et là encore, le rav a tranché sur une base de ‘hazaka (présomption) quant à la judaïcité d'une personne à propos de laquelle il nous manquait un certain nombre d'éléments. Le rav a cité pour preuve une décision consignée dans son livre « Yabia Omer » (Even haEzer 7, 1) où, après un long exposé sur la montée en Israël des Juifs d'URSS, il s'était retrouvé confronté à un cas similaire à celui qu'on lui avait présenté. Seule une personne avec une connaissance aussi profonde de tous les ouvrages des décisionnaires à travers les générations est en mesure de pouvoir trancher d'une manière aussi limpide : connaître la hala'ha et, surtout, savoir l'adapter aux problèmes de notre génération. Mais, il existait chez lui aussi ce « kevod haBriot », ce respect de la personne, qui, pour lui, passait avant tout.



Je me souviens d'une jeune fille qui était venue voir le rav Poultorak pour lui annoncer qu'elle devait se marier avec un garçon dont les parents et les enfants avaient été convertis « lé'Houmra » par le rav Poultorak. Mais, du fait que les parents de cette jeune fille étaient très connus dans la communauté, le père lui-même était rav, ils craignaient que l'on fasse apparaître dans la « ketouva » la mention : « ben Avraham Avinou ». Certes, le rav Poultorak avait expliqué à cette jeune fille qu'il n'y avait là aucun mal et que cela était même un grand mérite, mais le problème restait le « qu'en-dira-t-on ». D'autant que les parents étaient décidés à s'opposer au mariage si cette question n'était pas réglée. Lorsque cette jeune fille est sortie, le rav Poultorak m'a alors dit que ce cas n'était pas si simple. La mère de ce garçon avait en effet été elle-même convertie au Maroc par un rav qui fut longtemps reconnu par les grands rabbanim jusqu'à ce que le rav Ovadia Yossef fasse savoir que les conversions qu'il avait rendues possibles n'étaient pas acceptables. Le rav Poultorak avait donc proposé de s'adresser au rav Ovadia pour avoir son avis dans cette affaire. Une fois dans son bureau, après avoir exposé les détails du dossier, et sachant que les parents avaient été convertis « lé'Houmra » par le rav Poultorak, le rav Ovadia avait demandé : « Est-ce que depuis sa première conversion, la mère de ce jeune homme a continué à respecter le Chabbat et les mitsvot ? ». Ce à quoi le rav Poultorak avait répondu par l'affirmative, en soulignant que le problème provenait du fait que le Beth-Din en question n'était plus reconnu comme tel. Ainsi, si la conversion au Maroc avait été une bonne conversion, le garçon avait toujours été juif, mais si tel n'était pas le cas, il restait un « guer tsédek », un converti. Le rav Ovadia avait alors répondu que le problème ne venait pas du Beth-Din, mais du fait que ce rav en question ne vérifiait pas suffisamment l'authenticité des personnes candidates à la conversion qui se présentaient à lui. Par conséquent, avait ajouté le rav, si cette femme a toujours observé la Torah et les mitsvot, ses enfants sont « casher léKéhouna », et il n'est pas nécessaire d'inscrire la mention « ben Avraham Avinou » dans la « ketouva » de ce jeune homme né après le premier guiyour de sa mère. Là encore, dans ce cas, le rav Ovadia Yossef avait pris en compte le « kavod haBriot » pour que ce mariage puisse se faire. Il avait été prêt à consacrer son temps pour que soit inscrit dans la « ketouba » le nom du père naturel de ce garçon.



À aucun moment, le rav Ovadia Yossef n'a cherché à éviter ces questions difficiles. Il a toujours été « roch vaRichona léKol davar chébéKedoucha - À la tête et le premier dans tout ce qui concerne les questions de sainteté ». Même si ces dernières années il n'écrivait plus autant que dans sa jeunesse, lorsqu'il se joignait à la décision hala'hique de grands rabbanim français, que ce soit le rav Rebibo, le rav H.Y. Rottenberg, le rav Yaacov Poultorak, le rav Teboul ou le rav Irémiahou Cohen « chéY'hiou », il lui suffisait de quelques mots ou de sa signature pour donner force de loi à un verdict. Et ces quelques mots en disaient long sur l'importance de telle ou telle décision. C'était d'une certaine manière une tranquillité d'esprit de savoir que le rav Ovadia avait pris part à la décision. 

Il y a un an de cela, alors que toutes les portes étaient restées fermées, et qu'on avait tout fait, employé tous les moyens de pression sur son mari, l'argent, la force, et même la prison, une femme était toujours dans l'attente de son guet.



Lorsque nous avons pris connaissance de cette affaire, et du fait que le Beth-Din de Paris et le Beth-Din de Jérusalem, avec toutes leurs composantes, n'avaient toujours pas trouvé de solution au calvaire de cette femme restée depuis plus de vingt ans enchaînée à un mari qui, par pure méchanceté, n'était pas prêt à la libérer, il ne restait plus qu'une seule adresse, celle de « Réhov haKablan », le domicile du rav Ovadia Yossef zatsal. 



Connaissant tous les détails du dossier et sachant que l'État d'Israël était sur le point de libérer le mari qui purgeait une peine de huit ans et, qu'une fois sorti, il ne serait plus possible de le retrouver, le Av Beth-Din de Paris, le rav Irémiahou Cohen, s'était adressé au président des Cours de Justice rabbinique de Jérusalem, le rav Abergel, pour voir s'il était possible de trouver une solution en annulant le mariage. Bien sûr, une permission pareille signifiait que cette femme serait libérée sans avoir besoin de guet, ce qui constitue pourtant un principe « midéOraïta », une exigence de la Torah ; une question qui compte parmi les sujets les plus ardus de la Torah, pour laquelle il faut des épaules larges, et que seul un véritable « possek » est en mesure de trancher.

Le rav Irémiahou Cohen me demanda alors de venir à Paris pour l'aider à rassembler tous les éléments, les preuves et les témoignages au sein du Beth-Din afin de trouver une solution à cette affaire. Et c'est ainsi qu'après de longs mois de travail, nous étions en mesure de présenter au Beth-Din de Jérusalem une véritable décision hala'hique avec tous les détails et les témoignages nécessaires.

Après m'être adressé au rav Ezra Batsri qui a été pendant longtemps président des Cours de Justice rabbinique, et qui est aujourd'hui le doyen des dayanim d'Israël, ce dernier accepta aussi de se mettre à la tâche. Et, quelques mois plus tard, je recevais une longue décision de près de cinquante pages annulant ce mariage et permettant ainsi à cette femme d'être libérée de son mari sans attendre son guet.



C'est donc avec un lourd dossier que nous avons été reçus par le rav Ovadia Yossef avec une grande crainte, « Nirach véNif'had miPa'had yochev téhilot Israël » (Prière de Kippour). Nous avons présenté le tout au rav et, malgré son âge avancé, il nous a répondu dans ces mots : « Si je ne fais que signer, simplement, en me joignant à cette décision, on dira que je l'ai fait par respect pour les rabbanim qui l'ont prise. Or, il ne s'agit pas seulement de permettre à cette femme de se libérer. Il faut aussi lui donner une possibilité de pouvoir se remarier. Et si elle trouve un ‘hatan qui n'est pas rassuré à cent pour cent, je préfère écrire moi-même une décision avec tous les éléments halakhiques correspondant » ; un geste inhabituel de la part du rav à cette époque. Mais là était sa grandeur. Le rav Ovadia Yossef aurait pu se rendre quitte avec une simple signature, mais il voyait plus loin : il ne s'agissait pas seulement de libérer cette femme, mais bien de s'assurer qu'elle ne rencontrerait aucun problème pour se remarier. Et malgré son âge avancé et sa condition physique, le rav Ovadia reprit alors la totalité du dossier avant de rédiger sa propre décision halakhique.

Quelques temps après, lorsque je remis à cette femme la sentence du rav, le rav Frankforter qui se trouvait là déclara : « A'haré haMélekh ein léAchiv - Il n'y a rien à ajouter aux paroles du roi ». Le rav Ovadia Yossef était bien « haMélekh », un roi dans la Torah, un roi dans le leadership, et un roi dans l'amour du peuple.



Mais, ces trois exemples ne sont rien en comparaison à tout ce que le rav Ovadia Yossef a fait pour la communauté juive française, de laquelle il était très proche, de ses membres comme de ses dirigeants. ‘Haval Al Déavdin védéla Michtak'hin.


Rav Yaacov Haviv, dayan à Jérusalem, membre du Beth-Din « Yérou Michpatékha »

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