Leava Chiddoukh

mercredi 18 mars 2009

La cochenille E120

Question de Rony :

"bonsoir dans la liste des produits cachere il est inscrit que le colorant rouge cochenille E120 est strictement interdit... DEPUIS PLUS DE 20 ANS le grand rabbinat de france autorise L UTILISATION AUX BOUCHERIES CONSISTORIALE l'utilisation du colorant rouge la cochenille E120 (insecte) QUI SERT A LA FABRICATION DU MERGUEZ. L UNIQUE FOURNISSEUR RESTE TRES DISCRET / ACTUELLEMENT TOUTES LES RABBANIMES INTERDISENT LA COCHENILLE DANS LE MONDE SAUF LE GRAND RABINAT DE FRANCE. POURQUOI? PS/ CETTE INFORMATION JE L AI EU PAR UN ANCIEN BOUCHER CACHERE ENSUITE UN AMI CHOMER D UNE GRANDE BOUCHERIE CONSISTORIALE ME L A CONFIRME ET M A COMMUNIQUE LA PROVENANCE DU COLORANT ROUGE E120 COCHENILLE AVEC LE TAMPON DE CACHEROUTE DU BETH DIN. J AI RECUPERE 3 BOUTEILLES DE E120 AVEC LE TAMPON DU CONSISTOIRE DE PARIS . AUCUN MEMBRE DU CONSISTOIRE NE CONSOMME DE MERGUEZ MEME S IL EST GLATT (j avais un restaurant grillade)!!!! POURQUOI ILS NOUS TRAHISSENT! DE PLUS J AI FAIT FAIRE ANALISER UN MORCEAU DE MERGUEZ DANS UN LABORATOIRE SPECIALISE EST J AI LA PREUVE DU RAPPORT ECRIT AUSSI EN MA POSESSION. GRACE A D.. IL EST FACILE DE VERIFIER EN FAISANT DES ANALYSES!! POURQUOI LES RAV VOUS LES LAISSEZ FAIRE EN SILENCE! vous savez bien que c est une interdiction de la thora. JE VOUS EN PRIE FAITE LE SAVOIR VOUS AVEZ LA RESPONSABILITE DE PROTEGER VOTRE PROCHAIN. NE DEVENEZ PAS COMPLICE JE SUIS A VOTRE DISPOSITION POUR VOUS FOURNIR TOUTES LES PREUVES DE MES ECRITS. SALUTATIONS"

Réponse du rav Chaya :

"A propos du colorant rouge fait à partir d’insectes ou de vers, les plus grands décisionnaires de notre temps l’ont autorisé. Il est vrai que les organismes de cacherout de haute gamme n’autorisent pas l’utilisation de ces colorants, mais néanmoins, au niveau de la loi stricte, ce colorant est autorisé. Tout d’abord, consulte la techouva du « Min’hat Itshak » (Rav Itshak Weiss zatsal, dirigeant du Badats de la Eda ‘harédit de Jérusalem il y a encore une dizaine d’années) dans le tome 3, chapitre 96, alinéa 2 (chose intéressante, la question a été posée par le Rav David Horovitz qui à l’époque était le dayan de Strasbourg), ainsi que la techouva dans « Chevet Halevi » du Rav Wozner chalita, tome 8, chapitre 184. Eux-mêmes se basent sur des responsa datant du siècle dernier, entre autres « Pit’hé tchouva » (Yoré déa, chapitre 7, alinéa 20) , le « Tipheret Tsvi » (Yoré déa, chapitre 73) , le « Chaarei Tsedek » (Yoré déa, chapitre 99 et chapitre 100). Les arguments avancés, dans les grandes lignes, sont les suivants : le colorant n’a pas un statut alimentaire pour plusieurs raisons : on ne l’utilise que comme colorant et non comme nourriture, il n’est pas comestible même pour un chien, et est considéré comme de la poussière. Le Rav Wozner écrit en conclusion qu’il est bien de faire un hidour (une mesure de piété) et d’éviter ce genre de colorant, mais à proprement parler, il n’y a aucun interdit en cela, si ce n’est peut-être du « timtoum » (notion que l'on pourrait traduire par le fait d'avoir "l'esprit bouché", chose que l'on attribue, entre autres, au fait de ne pas manger cacher). Effectivement, je me suis renseigné auprès du responsable de la meilleure cacherout en Angleterre, Kadassia, et il m’a dit que les organismes de cacherout de haut niveau l’évitent, mais beaucoup d’organismes sérieux, de deuxième gamme, l’autorisent. Il est donc tout à fait légitime que le grand Rabbinat de France qui est, bien évidemment, un organisme qui s'adresse au commun du peuple, l’autorise."

mardi 2 septembre 2008

La Bible est vraie, jésus et le christianisme sont faux

Question de Amram Elofer :

"Rav Chaya,

J'ai écouté votre conférence "la preuve irréfutable" et j'ai été surpris par les preuves que vous présentez. Car elle sont d'ordres prophetiques et peuvent s'appliquer au christianisme. Vous dites que ce qui a été prédit à Babylone est arrivé, ce qui a été prédit concernant Israel est arrivé, mais ce ne sont que de petits exemples, on pourrait prendre de la même manière les milliers de prophéties contenues dans tous les livres prophetiques de la bible.

Mais mon point ici est que cela ne prouve rien concernant le judaisme. Cela prouve que la Bible dit vrai. mais comme les chrétiens se réfèrent à la même bible que les juifs, ils peuvent utiliser les mêmes arguments pour dire que c'est une preuve irréfutable que le Christianisme est la vrai religion."

La réponse du rav Ron CHAYA :

Chalom Amram,

"Si la bible dit vrai, alors le christianisme est faux. Je cite : « Tout ce que je vous prescris, observez-le exactement sans rien y ajouter, sans rien y retrancher » (Devarim chap.13 verset 1). Or le christianisme a beaucoup retranché. Je cite (verset 2-4 du même chap.) : « Si s’élève au milieu de toi un prophète ou un visionnaire, t’offrant comme caution un signe ou un miracle ; quand bien même s’accomplirait le signe ou le miracle qu’il t’a annoncé, en disant : ‘Suivons des dieux étrangers (que tu ne connais pas) et adorons-les’, tu n’écouteras pas les paroles de ce prophète ou ce visionnaire ! Car l’Eternel votre D. vous met à l’épreuve pour constater si vous L’aimez réellement de tout votre cœur et de toute votre âme ».

Et dans le verset 6 : « Ce prophète ou ce visionnaire sera mis à mort car il a prêché la révolte contre l’Eternel votre D. qui vous a sortis du pays d’Egypte et rachetés de la maison de servitude, voulant ainsi t’écarter de la voie que l’Eternel ton D. t’a ordonné de suivre ; et tu extirperas le mal du milieu de toi ».

Je pense qu’il est très clair que l’on parle, entre autres, de jésus. Donc d’après la bible, qui est vraie, jésus et le christianisme sont faux.

Que D. t'aide,
Rav Ron Chaya"

jeudi 21 août 2008

Du vin touché par un juif transgressant Chabbath...?

Question de Joseph :

"Bonjour Rav,

Est il possible d'interdire de toucher le vin à table à un juif qui manque de respect pour le chabbath (hiloul chabbath) par ignorance ou non investissement dans la thora. Est il comparable à un non juif aussi longtemps qu’il ne fait pas techouva? Est ce une amende ou pas d'utiliser du vin cuit (mevouchal) dans le cas de Me'halel Chabbat pour éviter des confrontations pendant le repas au risque de gâcher l'ambiance? merci "

La réponse du rav Ron CHAYA :

Chalom M. Joseph,

"D'après la halakha, quelqu'un qui transgresse le chabbat befarhessia, c'est à dire devant un public de 10 juifs religieux au moins ( ou si 10 juifs religieux savent qu'il transgresse le chabbat), et qui touche un vin non mevouchal rend ce vin interdit à la consommation. Cela à condition qu'il transgresse le chabbat bemezid (c'est a dire qu'il a conscience de l'importance du chabbat et malgré tout le transgresse). Les décisionnaires du siècle dernier ont des avis divergents sur la définition de la conscience de l'importance du chabbat.

Le 'Hazon Ich dit qu'il faudrait qu'un tribunal rabbinique juge à quel point la personne est consciente ou pas. Il considère que la majorité des juifs aujourd’hui n'ont pas le statut de juifs conscients de l'importance du chabbat.
Le 'Hafets 'Haim est d'un avis contraire. Selon lui, à partir du moment où une personne sait que d'après la Torah il est interdit de faire cette action pendant chabbat, elle est considérée comme consciente.
Le Rav Eliachiv prend une position intermédiaire et dit que si une personne a été éduquée dans un pays où il y a des juifs religieux, il est considéré comme conscient, à moins d'avoir été éduqué dans une autre religion qui a su répondre à la soif spirituelle que chaque être humain est censé avoir. S'il habite dans un pays ou il n'y a aucun juif religieux, même s'il n'a pas été éduqué dans une autre religion, il est considéré comme inconscient.

Il est clair que je ne peux pas trancher entre ces trois avis. Donc au niveau de la loi concrète, on aura un doute si le vin est interdit ou pas. Un vin est interdit au contact d'un me'halel chabbat que s'il n'a pas été bouilli. Effectivement, la source de cet interdit provient de l'interdit d'utiliser un vin qui sert à des libations d'idolâtries. Or chez les idolâtres, un vin bouilli ne peut servir à une libation. C'est pour cela qu'un vin bouilli touché par un me'halel chabbat reste cacher.
Attention: aujourd’hui, beaucoup de vins sur lesquels il est marqué " mevouchal" ne sont pas bouillis, ils n'ont été que pasteurisés (c’est à dire qu’ils ont été élevés à une température de 80°C). D'après certains décisionnaires, cette température est suffisante pour considérer ce vin bouilli. Pour d'autres, il faut absolument qu'il y ait une ébullition réelle.
Afin d'éviter tout risque de confrontation qui pourrait gâcher l'ambiance, il suffit simplement de faire bouillir soi-même le vin auparavant (attention à ne pas trop le faire bouillir car il se transforme rapidement en vinaigre). Dès que l'ébullition apparaît, éteindre le feu, et le faire suffisamment à l'avance pour que le vin ne soit pas chaud, ce qui entraînerait des interrogations.

Au revoir et bonne chance,
Rav Ron Chaya"

jeudi 1 mai 2008

Commémoration des morts de la Shoah

Question de Isaac :

"Chalom rav Chaya

J'ai entendu parler qu'en 1950 on avait établi un jour de deuil, de commemoration de la Shoah. Cette année c'est le 27 Nissan.

Qu'est il approprié de faire ce jour de commémoration de la Shoah ? merci de votre reponse "

La réponse du rav Ron CHAYA :

Chalom Isaac,

"Ce jour a été institué par des instances non religieuses donc au niveau proprement dit "juif", il n'y a pas de raison plus importante de commémorer la Shoah le 27 Nissan qu'un autre jour de l'année.

Quoi qu'il en soit, pour commémorer la mémoire des morts de la Shoah, il ne conviendra pas de faire comme les Athées (rester une minute debout sans rien faire, ce qui est une coutume goy), mais on lira un chapitre de Tehilim ou on lira une Michna pour l'élevation de leur âme.

Le jour institué par 'Hazal de pleurs et des souvenirs de l'exil est le 9 Av, et en ce jour-là, nous pleurons aussi pour la Shoah.

Au revoir,
Rav Ron Chaya"

lundi 17 mars 2008

Le plomb pour combattre le mauvais oeil (ayin hara) ?

Question de Edery :

"Bonjour Rav,

Je suis très contente d'avoir découvert votre site, il est super....Hazak Oubaroukh. Hier j'ai écouté votre cours sur le Ayin Hara et à la fin du cours, vous parlez de faire passer du plomb sur la tête, puis le mettre dans un verre, mais dites-moi: est-ce qu'il ya un texte à lire avant ou après? comment le fait-on à distance? et surtout comment procéder (les détails svp) est-ce qu'il faut mettre le plomb dans un verre d'EAU ou juste dans un verre? est=ce que le plomb doit être sous forme de poudre ou autre????

Merci d'avance pour votre réponse. kol touv. "

La réponse du rav Ron CHAYA :

Chalom M. Edery,

"Voici la marche à suivre pour la combine contre le ayin hara :

Asseoir la personne sur une chaise, la recouvrir d’une couverture ou d’une autre protection pour éviter que des éclats de plomb la blesse, ‘has véchalom. Prendre du plomb solide, le mettre à fondre dans une casserole sur le feu.

Une fois le plomb fondu, mettre la casserole au dessus de la tête du patient et dire : « Que par ce plomb soit ôté toutes sortes de mauvais œil qui a vu, qui a observé, qui a parlé sur Untel fils de Untel ». Verser ensuite le plomb dans un récipient d’eau. Le plomb se solidifie, au contact de l’eau, sous forme de boules. On répètera l’opération (c'est-à-dire fondre le plomb, prier, verser le plomb fondu dans l’eau) jusqu’à ce que le plomb ne se solidifie plus de cette façon (tant que le plomb se solidifie en forme de boules, ça signifie qu’il y a encore du ayin hara, et il faut recommencer l’opération). Attention à ne blesser personne avec des éclats de plomb. Si le patient est absent, on peut faire l’opération sans lui, simplement on versera le plomb après avoir dit la formule dans le verre d’eau.

Au revoir et bonne chance,
Rav Ron Chaya"

vendredi 1 février 2008

Jeune fille: la nécessité de faire un "séminaire"

Question de Sarah :

"Chalom Rav

J'aimerais que vous m'eclaircisiez sur l'objectif du seminaire de filles et sa necessité?
Peut on aller a l'université sans en avoir fait un?
Merci.

merci de votre reponse "

La réponse du rav Ron CHAYA :

Chalom Sarah,

"Quelle est la nécessité de faire un séminaire ?

1. D'abord, cela construit la personne au niveau des thèmes et axes principaux de son identité juive. Si on ne sait pas ce que c'est que d'être juive, pourquoi nous sommes là, quel est le sens de la vie, qui est D. et ce qu'Il veut de nous, la vie n'a plus de sens. Or ce ne sont pas les notions reçues dans la famille ou à l'école juive qui suffisent.

2. Même une fois qu'on sait les tenants et les aboutissants, il nous faut du carburant pour aller dans ce sens. Une année de séminaire donne les outils nécessaires pour parer aux différents écueils que présente la vie.

Au revoir,
Rav Ron Chaya"



Mme Amoyal et Mme Cohen Arazi, sont les directrices du séminaire "La Source" à Jerusalem:
00 972 2586 0345 ( Mme Amoyal)
00 972 2653 7968 (Mme Cohen Arazi)

lundi 14 janvier 2008

Être un "juif" libéral...

Question de Eliezer :

"Chalom rabbi

Je voudrais savoir pourquoi être liberal ce n'est pas correct ?

merci de votre reponse "

La réponse du rav Ron CHAYA :

Chalom Eliezer,

"Pour avoir une réponse claire à ta question, regarde le cours intitulé « Torah orale, 2e partie », dans la rubrique Véracité de la Torah, ainsi que le cours « Comment éviter les mariages mixtes ? » du 15/10/2007 dans la rubrique Actualité.

Néanmoins, je te réponds brièvement. D’abord, la Torah, dans parachat Choftim, ordonne au peuple d’Israël d’écouter les grands rabbins des générations. Ceux-ci transmettent la loi orale, loi que les libéraux ne reconnaissent pas. Sans loi orale, il n’y a plus de peuple juif, car toutes les explications des mitsvot passent par la loi orale. Dans les cours sur la loi orale susmentionnés, tu auras la preuve que la loi orale n’a pas été falsifiée et qu’elle est effectivement ce que D. désire que nous fassions.

Deuxième réponse : D’habitude, les descendants de juifs libéraux ne sont plus juifs. Ils s’assimilent. C’est une réalité. Il peut bien sur y avoir des exceptions mais, dans l’immense majorité des cas, nous ne connaissons pas de petit-fils juif ayant un grand père libéral.

Au revoir,
Rav Ron Chaya"

mercredi 31 octobre 2007

L'avortement est considéré comme un ASSASSINAT

Question de Jennifer X. :

"Chalom rav

Je me suis mariée il ya presque 3 ans et grâce a Di.. nous avons deja 3 enfants. nous avons une fille de 1 an et demi puis des jumeaux fille et garcon de 3 mois. Nous sommes heureux tous ensemnble barouh' ashem, mais le probleme c'est que je suis encore enceinte (mais cette fois involontairement).

J'adore les enfants mais j'ai meme pas le temps de respirer, je ne sors presque jamais, mon mari rentre tard pour nous amener la parnassa, je suis faible et fatiguée et je sais que j'aurai pas la force pour le 4eme tout de suite. en plus de ca nous n 'avons pas beaucoup d'argent et j'ai peur de ne pas etre a la hauteur.

Il nous reste beaucoup de dettes a payer.
Les docteurs m'ont conseiller d'avorter (par rapport a ma situation), mais moi je voulais avoir votre avis. Mon mari ne veut pas croire que je suis enceinte, il est tres stressé de nature il est deja tombé malade a cause de stresse et était hospitalise.
que dois_je faire? "

La réponse du rav Ron CHAYA :

Ma chère Jennifer,

"Il est absolument impossible de faire un avortement. D'après la Torah, c'est comme un assassinat. Sache que chaque enfant qui naît, naît aussi avec lui sa parnassa, c'est à dire qu'il ne peut pas vous ajouter un poids supplémentaire, ce n'est qu'une illusion car pour sa naissance, D. vous donnera une aide supplémentaire.

Laisse-moi te raconter une anecdote que m’a raconté le célèbre rav Ezriel Tawber : sa mère habitait la Pologne, et lui est né en 1939. Sa mère a accouchée d'un autre enfant en 1940 et 1941… après quoi elle est encore retombée enceinte ! Tout son entourage l'a traitée de folle de faire encore des enfants en pleine guerre mondiale en Pologne. Lorsqu'elle était au 9e mois de sa grossesse, elle a été déportée à Auschwitz et internée dans le bloc des femmes qui devaient accoucher. Lorsque l'enfant est né, elle ne l'a même pas regardé et plus jamais revu, et immédiatement après on l'a intégré dans le bloc des femmes qui avaient accouché. Quelques heures plus tard, une femme nazie est rentrée dans le bloc et a demandée qui était volontaire pour aller travailler ? Elle a levée la main, et toutes les autres femmes qui avaient accouchées ont été gazées, mais elle, bien qu'elle est restée plusieurs années à Auschwitz, a survécue !

Par quel miracle ? Jamais dans les annales de Auschwitz on avait vu une femme qui venait d'accoucher et qui était tout de suite volontaire pour aller travailler, et par ce fait, ils n'ont pas pensé à lui tatouer un numéro, donc officiellement elle n'existait pas. Ainsi, elle n'a jamais été appelée aux chambres à gaz…

Donc tu vois, Shirley, que parfois, ce qu'on pense être un peine supplémentaire peut être au contraire ce qui va nous sauver. Ecoute la voie de D. et je suis convaincue que beaucoup de bien en sortira pour finir.

Au revoir,
Rav Ron Chaya"

mercredi 22 août 2007

Un messie "Baal techouva"

Question de Avi :

"Cher Rav

Est-ce que le messie pourrait être "baal techouva", quelqu'un qui s'est repenti. Et où est-ce écrit ? Merci ! "

La réponse du rav Ron CHAYA :

Cher Avi,

"Le Machia’h ne peut pas être un baal téchouva car il doit être entièrement pur.

Néanmoins, il est certain qu’il sera un baal téchouva, c’est à dire quelqu’un qui va progresser chaque jour plus qu’hier, comme le roi David par exemple. La guemara dit que le roi David n’a commis aucun péché mais néanmoins il fut un des plus grands baal téchouva que le monde ait connus.

En résumé, le Machia’h ne sera pas baal téchouva comme nous l’entendons communément, c'est-à-dire quelqu’un qui a fait des péchés graves et qui revient dans la voie de la torah, mais il sera quelqu’un qui, du haut niveau où il est, continue à progresser et monter, et qui est donc en téchouva par rapport à sa situation précédente.

Au revoir,
Rav Ron Chaya"

mercredi 11 juillet 2007

Jouer au Casino de temps en temps...

Question de Noemie :

"Cher Rav

Y-a-t-il une interdiction halakhique d'aller jouer au Casino (bien sur de temps en temps pas en tant que vice) ? "

La réponse du rav Ron CHAYA :

Chère Noémie,

"A mon avis, il est interdit selon la halakha d’aller jouer au casino.

D’abord parce qu’il s’agit d’un mochav letsim, c’est à dire une assemblée de railleurs (des gens qui ne s’occupent pas des véritables finalités de ce monde et perdent leur temps dans la bêtise).

Deuxièmement, selon certains décisionnaires, il y a aussi l’interdit de « lo tifnou el ha-elilim »,selon lequel on n’a pas le droit de faire une chose qui ne nous rapproche pas de D. (cf. guémara traité Chabat), or il est évident que le casino n’est pas un endroit qui nous rapproche de D...

Au revoir, Rav Ron Chaya"

jeudi 24 mai 2007

Drogue et Torah

Question de Paul :

"Cher Rav

Que dit la Thora a propos de la drogue, du haschich plus précisément? La drogue détruit t'elle l'ame?
Comment se débarasser de ce poison quand on est consomateur depuis depuis longtemps?
C'est un véritable fléau. Merci Rav"

La réponse du rav Ron CHAYA :

Chalom Paul,

"A part les conséquences physiques sur le corps, les conséquences spirituelles de la drogue sont énormes. Elles vont tout à fait à l’encontre de ce que prône la Torah.

D’abord, la drogue nous met dans des états qui ne sont pas réels. On appelle cela le mensonge, ce qui est égal à la mort, c'est-à-dire qu’on donne une réalité à une chose qui n’en a aucune. La vraie réalité, c’est la vie. Or le but de la Torah, c’est la vie.

Ensuite, la Torah dit que nous sommes sur terre pour arriver avec notre conscience à maitriser nos pulsions et connaitre D., or l’herbe conduit exactement à l’effet inverse. Pour vivre au niveau optimal, il faut donc fuir au maximum tous les mensonges, donc la drogue. A ce titre, regarde le cours vidéo intitulé : Oui à la joie, non à la tristesse 2e partie (rubrique pensée juive). Je ne connais pas la recette magique contre ce fléau. Je pense que pour être efficace à long terme, il faut d’abord faire une bonne désintoxication physique, puis ensuite (et c’est l’essentiel) faire une désintoxication spirituelle qui s’appelle : yéchiva. La Torah est vraiment un antidote magique, je connais beaucoup d’anciens toxicomanes qui sont aujourd’hui des gens modèles, des talmidé ‘hakhamim.

Au revoir, Rav Ron Chaya"

jeudi 15 mars 2007

La prière en "minyan", le Chema Israël...

Question de Shlomo :

"Cher Rav

Tout d'abord merci pour vos cours , il sont formidables. J'ai deux questions:

1. j'ai entendu dire que lorsque l'on prie dans un office à la synagogue, chaque priére est multipliée par le nombre de personnes qui participent a l'office et aussi qu'elle est automatiquement exaucée, est-ce vrai?

2. Par rapport a votre sujet sur la priére, j'aimerais savoir, lorsque l'on fait le Shéma, on s'adresse a Israel, je ne comprend pas comment on peut parlé a une Terre Sainte? Vous pouvez me donner quelque explication svp?"

La réponse du rav Ron CHAYA :

Chalom Shlomo

"1. Effectivement, lorsqu’on prie en minyan, alors la prière passe automatiquement, c’est à dire que D. l’entend.
Sera-t-elle exaucée pour autant ? Pas forcement comme on le désirerait mais elle aura un impact, c’est sûr. Par contre, quand on prie tout seul, alors dans le ciel on vérifie quelle est la valeur de celui qui prie et celle de sa prière, et en fonction de cela elle est reçue ou pas.
Néanmoins, il est faux de dire que la prière est multipliée par le nombre de personnes qui participent, mais il est vrai que plus il y a des gens mieux c’est.

2. Israël n’est pas le nom de la terre d’Israël, c’est le deuxième nom Yaakov Avinou. La terre s’appelle Israël, c'est-à-dire qu’elle a été promise à Israël, c'est-à-dire Yaakov Avinou. Nous qui sommes les enfants d’Israël, nous sommes aussi appelés Israël. Quand on dit Chéma Israël, on dit « Ecoute personne d’Israël », comme si on se parlait à nous-mêmes.

Au revoir, Rav Ron Chaya"

vendredi 2 février 2007

Baba Salé et les écoles de "l'alliance israélite"

Question de M. Hadida :

"Suite au visionnage de vos histoires sur rabbi israel abihssira,

J'ai eu le privilége de passer une journée, en téte à téte, avec Baba Salé.C'était à Erfoud en 1958.
Personnellement, je n'ai pas une grande estime pour ce rabbin qui a usé de son influence, à deux reprises, pour interdire aux jeunes enfants juifs, l'accés à l'école de l'Alliance, menaçant d'excommunion les parents récalcitrants. L'Alliance Israélite à du, à chaque fois, fermer ses portes. Or,n'est-il pas écrit dans le Talmud, que "celui qui ferme un établissement scolaire, c'est comme s'il a détruit le Temple ?"
Qu'en pensez-vous ?"

La réponse du rav Ron CHAYA :

Cher Monsieur HADIDA

"Lorsque le Talmud affirme qu'on a pas le droit de fermer un établissement scolaire, il s'agit de fermer des établissements qui ne sont QUE de Torah.

Or l'alliance israélite avait comme but clair de soi-disant émanciper les juifs séfarades, c'est à dire leur faire quitter la religion et les rendre tout juste traditionalistes. Le Saint Baba Salé a très bien su déceler leur plan et le résultat est aujourd'hui très clair : en Algérie où les écoles de l’alliance israélite ont réussi leur entreprise, nous voyons qu'ils ne restent très très peu de juifs Algériens pratiquants (comprenez cher monsieur que non-pratiquant signifie aujourd'hui juif, mais dans 90% des cas, dans deux générations, leurs enfants seront goy).

Par contre, au Maroc, où l'Alliance a moins réussi, on a un pourcentage beaucoup plus élevé de juifs pratiquants originaires de ce pays, donc beaucoup moins d'assimilation.

Regardez autour de vous chez les gens qui ont adopté un certain laxisme au niveau de la pratique de la religion (très souvent sous l'impulsion de l'Alliance israélite) leurs familles comportent souvent un taux élevé d'assimilation. Par contre, chez les familles pratiquantes, bien qu'il soit indéniable que l'assimilation y existe, néanmoins le taux en est beaucoup plus faible. Evidence.

Béni soit Baba Salé qui a pu voir cela en 1958.

Au revoir, Rav Ron Chaya"


Baba Salé ? Cliquez-ici pour découvrir quelques aspects de ce grand personnage.

mercredi 24 janvier 2007

Retarder le mariage par manque d'argent...?

Question de C :

"cher rav

J'ai 32 ans, j'ai rencontrée quelqu'un depuis 10 mois et je sais que céest mon mazal , mais ces derniers temps on ne s entend plus, j ai l impression qu'il a peur des responsabilites et de l'engagement, il a 31 ans, est religieux. Moi je suis au chomage et cherche du travail donc pas d argent pour se marier.

Je vais a des cours on dit de moi une personne avec un tres grand coeur je suis entiere et tend ma main. Depuis que je suis avec lui je suis devenu plus pratiquante mais a croire que ce n est pas suffissant, je lui parle tout le temps de mariage parce qu on a sufissament l'age. Il m avais demander en mariage au bout de 3 mois et j ai dit non cause que c etait trop vite et pas de travail. Depuis c est moi qui veut et lui non? merci de me repondre merci de m avoir lu et j espere une belle brakha de votre part"

La réponse du rav Ron CHAYA :

Cher C,

"Il n’y a rien de plus malheureux que des personnes qui veulent se marier et ne le font pas par manque d’argent. Certains se torturent des mois voire des années pour pouvoir offrir une soirée de quelques heures qui coûtera plusieurs dizaines de milliers d’euros, argent qui est tellement nécessaire pour la suite de la vie. Marie-toi avec une soirée simple et avec une simha qui vaut des milliards.

Dis à ton fiancé que plus on attend plus il est difficile de sauter à l’eau. Mariez-vous le plus rapidement possible, vous avez mon entière brakha.

Au revoir, Rav Ron Chaya"

jeudi 21 décembre 2006

La "coupe de cheveux" avant l'âge de 3 ans ?!

Question de Albert :

"A 17 mois, mon bébé possede de multiples et magnifiques bouclettes sur sa petite tête d'ange, ainsi que de longues mèches chatoyantes qui souvent,au grand desespoir de sa maman, cache ses magnifiques yeux dont elle est si fiere (en plus du reste evidement,connaissant les mamans juives,pourait ' il en être autrement ?!). Impatiente donc, de voir la tete de son fils "degagée de tout encombrement capilaire" et sachant que "la coupe" des cheveux a trois ans est une coutume,je me trouve a court d'arguments techniques pour la convaincre du sens mystique profond que nous a legué le Hari Hakadoche. Pour faire simple, ma question est donc celle-ci: quel est il ce sens caché mystique profond?!!!

Esperant que cette question sera suffisament pertinente pour retenir votre attention,j'espere vous lire tres bientot, d'autant plus que la question se repand autour de nous (effet domino) , touchant aussi notre cercle amical où de nombreux papa esperent sauver des cisailles, les chevelures de nos futurs."

La réponse du rav Ron CHAYA :

Cher Albert,

"A l'âge de trois ans, l'enfant devient « éducable », c'est l'age d'éducation. Pour bien marquer cela, nous commençons par lui faire la mitsva des péot, chaque juif doit laisser les cheveux dans la région de la tempe d'une longueur minimale de cinq millimètres. Et pour pratiquer cette mitsva en y mettant plus de relief, nous laissons un peu plus que les cinq millimètres requis par la halakha, c'est une coutume que de les laisser plus longs. A cette fin, nous laissons pousser les cheveux jusqu'à l'âge de trois ans, âge auquel on coupe le reste des cheveux de la tête pour mettre en relief les péot. Il faut bien comprendre que tout cela n'est qu'une coutume, s'il y a la moindre nécessité de couper les cheveux avant, il n'y a aucun problème à le faire."

Au revoir,
Rav Ron Chaya