Leava Chiddoukh

jeudi 21 décembre 2006

La "coupe de cheveux" avant l'âge de 3 ans ?!

Question de Albert :

"A 17 mois, mon bébé possede de multiples et magnifiques bouclettes sur sa petite tête d'ange, ainsi que de longues mèches chatoyantes qui souvent,au grand desespoir de sa maman, cache ses magnifiques yeux dont elle est si fiere (en plus du reste evidement,connaissant les mamans juives,pourait ' il en être autrement ?!). Impatiente donc, de voir la tete de son fils "degagée de tout encombrement capilaire" et sachant que "la coupe" des cheveux a trois ans est une coutume,je me trouve a court d'arguments techniques pour la convaincre du sens mystique profond que nous a legué le Hari Hakadoche. Pour faire simple, ma question est donc celle-ci: quel est il ce sens caché mystique profond?!!!

Esperant que cette question sera suffisament pertinente pour retenir votre attention,j'espere vous lire tres bientot, d'autant plus que la question se repand autour de nous (effet domino) , touchant aussi notre cercle amical où de nombreux papa esperent sauver des cisailles, les chevelures de nos futurs."

La réponse du rav Ron CHAYA :

Cher Albert,

"A l'âge de trois ans, l'enfant devient « éducable », c'est l'age d'éducation. Pour bien marquer cela, nous commençons par lui faire la mitsva des péot, chaque juif doit laisser les cheveux dans la région de la tempe d'une longueur minimale de cinq millimètres. Et pour pratiquer cette mitsva en y mettant plus de relief, nous laissons un peu plus que les cinq millimètres requis par la halakha, c'est une coutume que de les laisser plus longs. A cette fin, nous laissons pousser les cheveux jusqu'à l'âge de trois ans, âge auquel on coupe le reste des cheveux de la tête pour mettre en relief les péot. Il faut bien comprendre que tout cela n'est qu'une coutume, s'il y a la moindre nécessité de couper les cheveux avant, il n'y a aucun problème à le faire."

Au revoir,
Rav Ron Chaya

mercredi 13 décembre 2006

Comprendre le "mécanisme d'une brakha (bénédiction)" ?

Ciel - Chamayim

Question de Chlomo Eliahou :

"Rav,
J'ai une question peut etre un peu particuliere à vous soumettre, il s'agit des brakhots qu'un tsadik fait.
J'aimerais comprendre le mécanisme de la brakha.
Car peut etre est ce faux, mais j'ai comme l'impression que lorsque l'on reçoit une brakha, c'est comme si le tsadik en question prenait sur lui une part du Din qui nous incombe , nous libérant ainsi de certains blocages.
Si c'est ainsi, ce dont je ne suis en aucun cas sur, est ce vraiment bien de le faire, de se décharger sur autrui, car lui par la suite devra "payer" pour cela, non ?
Ce que j'entends par là, c'est que je n'ai pas envie que quiconque paye à ma place, pour mes fautes, ce qui me pousse à hésiter à aller demander des brakhots.
Ai je raison ? Merci de votre réponse."

La réponse du rav Ron CHAYA :

Cher Chlomo Eliahou,

La braha qu'un tsaddik fait n'est pas différente de n'importe quelle autre prière. D. a mis dans ce monde un système qui s'appelle la prière. Lorsqu'on l'appelle, D. répond.
Plus la bouche et le cœur de la personne sont purs, plus ses actes sont nobles, en un mot plus il est tsaddik, plus sa prière a de l'impact, à un point tel que le Talmud dit que "si le tsaddik décrète, D. exécute".

Il est vrai qu'il y a parfois dans le ciel un décret négatif sur une personne et le tsaddik, par son mérite, peut l'annuler. Dans ce cas, les forces négatives voudront se venger du tsaddik et il risque d'en souffrir. Le tsaddik le sait, et parfois il refuse d'intercéder sachant qu'il risque gros, et parfois il accepte, sachant l'éventuel prix à payer.

Dans tous les cas, tu n'as pas de soucis à te faire, demande ta braha, et le tsaddik décidera s'il peut ou non la faire.

Au revoir et bonne chance,
Rav Ron Chaya

lundi 11 décembre 2006

Fils rouge d'Israel : signification

Question de Martine :

bonjour RAV RON CHAYA ET MERCI POUR VOS EXCELLENTS COURS.
Ma question est la suivante : quelle est la signification des fils rouges que l'on reçoit en faisant un don ?
Je ne suis pas superstitieuse et je n'accorde aucun crédit à ces fils mais la personne qui me les a remis m'a dit que cela venait de la tombe de Rachel Imanou.
Quelle est l'importance de ces fils ?
et si importance il y a pourquoi sont ils rouges ?
Puis-je les donner à d'autres personnes alors que je ne pense pas que cela puisse changer quoi que ce soit.
Peut-être que mon jugement est faux. Votre réponse clarifiera mon point de vue. Merci d'avance.

La réponse du rav Ron CHAYA :

Chère Martine,

Dans le judaïsme, il existe ce qu'on appelle des segoulot, ce sont des combines qui sont susceptibles d'aider dans certains domaines. Certaines marchent de façon tout à fait probante, d'autres moins, et d'autres pas du tout. Il faut savoir si elles proviennent de sources antiques juives ou pas. Dans ton cas, il s'agit effectivement d'une segoula marquée dans les livres antiques : si on prend un fil rouge avec lequel on fait 7 fois le tour de la tombe de Ra'hel Imenou, puis qu'on entoure ce fil sur le ventre d'une femme enceinte, cela l'aide à bien finir sa grossesse.

Reste à vérifier si les fils que tu as sont bien des fils avec lesquels on a fait les 7 tours ou pas.

Au revoir,
Rav Ron Chaya