Leava Chiddoukh

Le Rav vous répond !

Questions/Réponses Divers

Question de g

Shalom Rav, 1) Lorsque vous dites que la fin est proche, qu'est ce que cela veut dire : Que c'est la fin de l'humanite ou la fin des forces du mal ? Qu'en ai t'il d'apres des gens qui imploreront D... tres fort mais qui ne sont pas religieux ? D'un autre cote Rambam a promis que le peuple d'Israel reviendrait bitchouva ! 2) Peut'on donner de l'argent du maasser a un Avreh pour qu'il etudie pour y comme si que y a etudier lui meme et pour sa reussite ?

La réponse du Rav
26 Mai 2010

Chalom,

Lorsque je dis que la fin est proche, je parle de la venue du Machia’h, ce qui implique la fin du mal ; mais ce n’est pas du tout la fin de l’humanité, bien au contraire ! Ce sera le début d’une humanité beaucoup plus humaine.  Je ne sais pas ce qu’il adviendra des personnes qui ne sont pas religieuses et qui imploreront D.ieu. Je pense que tout dépend de leur niveau de conscience de l’importance de la Tora. Si la personne n’a pas reçu une éducation religieuse, qu’elle est très éloignée et qu’elle ne sait pas que la Tora est d’origine divine mais néanmoins prie D.ieu, j’imagine qu’elle est considérée comme une personne innocente. Par contre, si elle implore D.ieu mais elle sait qu’elle devrait pratiquer la Tora mais ne le fait pas par paresse ou par non volonté de se battre contre le yetser hara, alors elle sera beaucoup plus coupable. Personne ne peut juger de cela, ce n’est que D.ieu qui peut juger de cela en fonction de tous ses paramètres qui sont certainement les plus justes qu’ils puissent y avoir.  Il est vrai que Maïmonide a promis que le peuple d’Israël reviendrait à la téchouva, se basant sur des versets de la Tora mais il n’est écrit nulle part que ce serait tout le monde. Il y a de fortes chances qu’il y ait une sélection, comme à la sortie d’Egypte, où une partie du peuple n’a pas mérité de sortir d’Egypte pour recevoir la Tora et est morte en Egypte.

En réponse à la seconde question, dans le Chout ‘Helkat Yaacov, tome Yoré Déa, chapitre 137, il est écrit qu’il y a une mitsva énorme de donner de l’argent à un avrekh pour qu’il étudie la Tora. On peut faire cela à partir de l’argent du maasser, même si celui qui donne l’argent reçoit une partie de l’étude de la Tora de l’avrekh. On appelle cela une tovat anaha. Or, il est permis d’avoir une tovat anaha de l’argent du maasser qu’on donne. Le Rav Karelitz écrit que la personne qui donne l’argent recevra du mérite de l’étude de l’avrekh proportionnellement à l’argent qu’il donne à l’avrekh.  Le Rav Chlomo Zalman Auerbach Zatsal, dans Min’hat Chelomo tome 2 chapitre 97 alinéa 11, écrit que dans la mesure où le maasser appartient aux pauvres, il est interdit de l’utiliser pour faire des affaires. Or lorsqu’on fait un contrat de Issakhar ouZévouloun, comme quoi celui gagne de l’argent donne une partie de son argent à celui qui étudie et celui qui étudie donne une partie de son étude en contrepartie à celui qui lui a donné de l’argent, ici il s’agit d’une affaire. Donc il faut donner le maasser en pensant simplement qu’on aura le mérite d’avoir soutenu quelqu’un qui étudie la Tora et qu’on aura une certaine partie de cette Tora mais pas en tant qu’un vrai contrat de Issakhar ouZévouloun.

Au revoir,  Rav Ron Chaya.

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