Le Rav vous répond !

Questions/Réponses Ethique (moussar)

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Question de S

Bonsoir, rav Tout d'abord merci pour vos conseils que j'etudie tres souvent, voila je suis rentre en yechiva cette annee et je m'apercois que lorsque je cherche par exemple a travailler mon ahavat israel et que je vois devant moi des comportements de personnes religieuses qui paraissent pas comme il faut, voila que mon yester arah me toque a mon esprit pour m'envoyer des pensees qui vont totalement a l'encontre du fait d'aimer un juif tel qu'il est, biensur je fais tout pour enlever ces mauvaises pensees mais apres s'installe un sentiment de faiblesse en moi et jr culpabilise car je me demande si c'est moi qui pense comme sa ou si cest mon yester arah, jai l'impression qu'il me retourne le cerveau, est ce un issour que je fais ou est ce que simplement cela est le fruit a l'etat pure du mauvais penchant. Puis, comment faire pour eviter d'avoir cette crainte de penser a de mauvaises choses. Merci Rav , plein de bonnes nouvelles pour vous et votre entourage.

La réponse du Rav
18 Décembre 2011

Chalom,

Il est écrit dans la torah : 
« Bétsédèk tichpot amitékha », littéralement « Tu jugeras ton prochain équitablement ».

En réalité, ‘Hazal nous ont expliqué que cette mitsva signifie exactement le contraire : 
Il ne faut surtout pas juger équitablement, mais du côté positif, lé-kaf zekhout. 

Et il existe des lois très claires à ce propos : 

- Si la personne est cachère, et qu’il y a autant de possibilités de juger la personne de manière positive ou négative, la Torah nous ordonne de la juger favorablement. 
Si la balance penche vers le côté négatif, on a le droit de la juger de façon négative, mais il y aura une mesure de piété de la juger favorablement. 
- S’il s’agit d’un racha, il y a une mitsva de le juger défavorablement lorsqu’il aura autant de possibilités de le juger positivement ou négativement. 
- Si c’est un tsadik, on a l’obligation de le juger favorablement même si la balance penche plus du côté négatif.

Donc à toi de juger si une personne est cachère, tsadik ou racha, et à partir de là, il faut juger selon les critères susmentionnées.

Sache qu’il y a un grand travail en cela, et si la Torah nous a ordonné cette mitsva, cela signifie aussi qu’il y a un grand yetser hara qui s’y oppose. C’est à ce propos qu’on dit : « A quoi sert l’esprit tordu ? A juger les gens favorablement ».

Pour plus de détails à ce sujet, consulte le cours intitulé «A quoi sert un esprit tordu ? ».

Un bon moyen d‘arriver à juger favorablement est de se focaliser sur nos propres défauts, se rendre compte à quel point nous nous jugeons favorablement, et projeter ainsi cette vision sur les autres. 
De plus, il faut comprendre que chaque personne a son yetser hara, qui est parfois beaucoup plus grand que le nôtre, et qu’il est impossible de se mettre à sa place en se disant que dans telle ou telle situation, on n’aurait pas agi ainsi.

Que D. t’aide dans cette grande mitsva extrêmement dure, mais ô combien admirable.

Au revoir,
Rav Ron Chaya

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