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Questions/Réponses Ethique (moussar)

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Question de Sim'ha

Chalom rav, Nous faisons le kidouch avec du vin, que nous bénissons en faisant la brakha, cependant, l'alcool est bien dangereux pour la santé et peut nous pousser à perdre le contrôle de nous même, et à commettre des péchés. Cela dit, on m'a dit qu'il était parfois considéré comme mitsva de boire, à fin d'être joyeux. Que dit la Torah sur l'alcool? Merci de votre réponse, chavoua tov et hanouka sameah, continuez à nous faire vivre des moments d'éternité avec vos cours!!

La réponse du Rav
23 Janvier 2012

Chalom Sim’ha,

La torah répond qu’il y a une mitsva de boire avec modération car effectivement, le vin peut rendre joyeux ; mais si on en boit un peu plus qu’avec modération, cela devient gravement interdit.

A ce titre, je te cite les quelques passages de la guemara, traité Sanhédrin page 70A relatif à ce sujet : 

Rabbi Yo’hanan a dit : 
« le vin n’a été créé que pour consoler les endeuillés et pour récompenser les réchaïm » (en savourant du bon vin, ils reçoivent la récompense de leurs mérites dans ce monde au dépens de leur olam haba comme il est écrit (Proverbes, 31) : « Donnez une boisson enivrante à celui qui se perd et du vin à celui dont l’âme est amère » ; « celui qui se perd » est le racha, l’impie qui perd son olam haba, et l’endeuillé correspond à « celui dont l’âme est amère »).

La Guémara poursuit et écrit : 
Rabbi Yits’hak a dit : que signifie le verset de Michlé, 23 : 
« Ne regarde pas un vin qui rougit », c’est-à-dire n’aie pas envie de vin car il rougit la face des réchaïm dans ce monde, c’est-à-dire qu’ils en jouissent dans ce monde mais ils blanchissent leur face (de honte) dans le olam haba.

La Guémara poursuit et Rava fait un jeu de mots à propos de ce verset car on traduit le vin qui se rougit par « yitadam » dont le mot finit par les lettres « daleth » et « mèm » qui forment le mot « dam », sang. 
Cela donne : « Ne regarde pas le vin car à la fin, il amène le sang », c’est-à-dire que le vin peut amener quelqu’un à assassiner ou à être assassiné, ou tout simplement à en perdre sa vie spirituelle.

La guemara continue,
Rav Cahana oppose le fait qu’on prononce le mot vigne « tiroch » alors qu’on l’écrit « tirach », et explique : 
S’il est méritant, c’est-à-dire s’il boit du vin avec modération, il deviendra « roch », il arrivera à la tête ; mais s’il ne sait pas se retenir et en abuse, il deviendra « rach » c’est-à-dire pauvre.

Rava fait une nouvelle fois un jeu de mots sur le mot « yéssama’h » (réjouira) écrit dans le verset « Le vin réjouira le cœur des hommes » : 
On peut lire yéssama’h, mais aussi yéchama’h, s’il boit avec modération le vin le rendra joyeux, mais s’il en consomme trop, le vin le rendra « chamèm » c’est-à-dire vide, déserté.

La guemara fait remarquer que dans l’épisode de Noé qui s’est saoulé, on a 13 fois les lettres « vav » et « youd » apparaissant en début de mot : « Vaya’hel Noa’h », « vayita », « vayèchte », « vayichkor » etc. 
Or, en hébreu, les lettres vav et youd se lisent « vaye » ou « waye », ce qui signifie « malheur ». 
Donc 13 fois malheur dus à l’ivresse de Noé.

Au revoir, 
Rav Ron Chaya

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