Kaparot de Yom Kippour 2020 - 5781

Chers amis,

La tradition est de remettre la valeur*  d'un poulet à la tsédaka, spécialement à des institutions de Torah.

Selon le « Ari Zal », maître de la Kabbale,  donner l'argent des Kapparot contribue à une année pleine de réussite matérielle et spirituelle ainsi qu'à une bonne santé.

L'impact positif que peut avoir cette petite tsédaka est certainement considérable dans ce monde et dans le monde à venir.

En versant vos Kapparot à Leava, vous contribuez à la diffusion de la Torah dans le monde entier et bénéficiez d'un bouclier extraordinaire, notamment dans cette période de pandémie du Coronavirus.

Rav Ron Chaya

* Le montant unitaire  d'une kappara (une par membre de la famille) est de 18€ - valeur numérique du mot "Vie" -

Date limite : Dimanche 27 septembre 2020 à 18h00

Reçu Cerfa délivré.

Cliquez sur le bouton en fonction du nombre de personnes de votre famille

1 personne    2 personnes

3 personnes    4 personnes

5 personnes    6 personnes 


Au delà de 6 personnes

** Don par paiement sécurisé

 

Pour les versements en France, reçu Cerfa délivré.

Pour les versements par virement en Israël, reçu 46 délivré

 

 


5

Jours restants

Question de Lavatere blue bird du Mardi 11 décembre 2012

Votre cours "Le top du genre humain" m'a quelque peu choqué.
,

Shalom rav,

J'ai visionné votre cours "Le top du genre humain", et il m'a quelque peu "choqué".

En effet, vous dites que dans les yechivot, 85% du temps se consacre au Talmud, les 15% restants à la Torah, aux Nevi'im, aux Ketou'vim, et tour le reste.
De plus, vous citez comme argument à un de vos talmidim que "les chrétiens connaissent aussi le Tanakh et Rachi, nous on a le Talmud en plus".

Premièrement, que ce soit Moshé ou les Nevi'im, tous demandaient au peuple de respecter la Torah écrite, surtout les 10 Mitsvot.
Les Nevi'im passent leur temps à parler des mitsvot de bases comme Shabbat, l'honeur aux parents, pas d'adultère, etc.
Jamais ils ne demandent au peuple de passer leur temps à étudier la Torah Orale.
Jamais Israël n'est repris car il ne passe pas de temps dans le Chass.

Puis si les chrétiens connaissent aussi le Tanakh et Rachi, Baroukh Hashem, comme ça ils s'approchent aussi du D. d'Israël, c'est au contraire une bonne chose.

J'étudie le Talmud aussi car je dois le faire, mais je préfère de très loin la Torah de Moshé et les Nevi'im, qui me percutent infiniement plus dans ma relation avec Hashem, que des milliers de pages de discussions pour savoir comment se faisait l'acquisition d'une vache il y a 2000 ans.

Si notre but c'est une course à la connaissance pour dépasser les autres, et avoir une tête de 5 étages en discussions rabbiniques, ça n'est pas intéressant.

Merci alors de m'éclairer rav, pour savoir si j'ai bien compris ou si je fais erreur.

,

Chalom,
Oui vous faites erreur.

De tout temps l'essentiel de l'étude de Torah des bné Israël était la loi orale, la Torah ché-bé'al pé.
Déjà à l'époque de Moché rabbénou, lorsqu'il transmettait la Torah au peuple d'Israël dans le désert, il transmettait essentiellement la Torah ché-bé'al pé, comme on le voit dans le commentaire de Rachi, Chemot, chapitre 34, verset 32.

Comment était l'enseignement de la Michna ?

  • Moché l'apprenait de Hachem ; 
  • Rentrait Aaron, Moché lui expliquait un chapitre de Michna, Aaron s'asseyait à la gauche de Moché,
  • Rentrait ses deux fils, El'azar et Itamar, Moché leur enseignait à nouveau le même chapitre, ils s'asseyaient, El'azar à la droite de Moché, Itamar à la gauche de Aaron,
  • Rentraient les 70 Sages d'Israël, Moché répétait encore une troisième fois le chapitre de Michna, puis les Sages d'Israël s'asseyaient sur les côtés
  • Et tout le peuple entrait, Moché répétait une dernière et quatrième fois le chapitre de Michna, et partait.

  • Ensuite Aaron répétait à tous ceux qui restaient ce même chapitre puis partait,
  • Ensuite El'azar et Itamar le répétaient puis partaient,
  • Et ensuite les Sages d'Israël,

Ainsi chacun l'avait entendu quatre fois.
(la source de ce commentaire de Rachi est la Guémara dans Irouvin, page 54).

De plus, dans le séfer Devarim, chapitre 4, verset 14, Moché dit qu'Hachem lui a ordonné d'enseigner les lois de la Torah à Israël, et Rachi écrit sur place :

« Torah ché-bé'al pé »
« la loi orale ».

C'est donc bien l'essentiel de l'enseignement de Moché rabbénou au peuple d'Israël.

  • De même dans Vayikra, chapitre 22, verset 31, Hachem ordonne Israël d'observer Ses mitsvot, de les pratiquer.
    Rachi explique que le mot mitsvot du verset signifie l'étude de la Michna.
    (la source que mentionne Rachi est Torat Cohanim, un midrach halakha de l'époque des Tanaïm).

  • Nous voyons encore dans Devarim, chapitre 4, verset 6 « ou-chemartem va-‘assitem » « vous observerez et vous pratiquerez ».
    Rachi commente sur le mot « ou-chemartem », c'est la Michna.

  • Idem dans Vayikra, chapitre 22, verset 31.
    Non seulement Moché Rabbénou, mais même Avraham avinou, lorsqu'Hachem vante ses mérites dans Béréchit, chapitre 26, verset 5, Il dit qu'Avraham qui a observé Ses lois et Ses Torot, au pluriel. 
    Rachi explique que ce terme est au pluriel pour nous exprimer qu'il s'agit aussi de la loi orale.

  • Maïmonide dans les lois relatives à l'étude de la Torah, chapitre 1, alinéa 11, écrit :
    « Une personne doit diviser son temps d'étude en trois, un tiers destiné à l'étude de la Torah écrite, un tiers à la loi orale, et un tiers à sortir la halakha de la loi orale, c'est-à-dire la Guémara. »

    Dans l'alinéa 12, il explique :
    « On agira ainsi qu'au début de sa vie, quand on commence à étudier, mais lorsqu'on grandira en sagesse, il n'y aura plus besoin d'étudier la Torah écrite, ni de revoir sans cesse la loi orale, on ne reverra ces choses que de temps en temps pour ne pas l'oublier, mais tout son temps sera destiné à l'étude de la Guémara. »

  • De plus, regarde tous les sages d'Israël, et tous les rabbins de tous les temps, ils n'ont enseigné principalement que la loi orale, que ce soit les Tanaïm, Rav Yéhouda ha-nassi, les Amoraïm, les Guéonim, les Richonim etc., tous ces dizaines de milliers d'écrits dans leur immense majorité sont des écrits qui concernent la loi orale, la Guémara, et non la Torah écrite.

Bien sûr je ne dis pas qu'il faut délaisser la Torah écrite, comme je te l'ai dit, 15% du temps est tout à fait honorable, mais le reste doit être dans l'étude de la Guémara, cela bien sûr une fois qu'on aura déjà une connaissance générale de la loi écrite.

Sache que, durant l'histoire, tous les mouvements qui ont fait autrement ont quitté le peuple juif, la seule façon d'agir qui a permis au peuple juif de traverser toute l'histoire et de rester un peuple éternel a été l'étude de la loi orale, c'est-à-dire la Michna et la Guémara.

Au revoir,
Rav Ron Chaya

Et sur l'importance de l'étude ...

Réagir sur Votre cours "Le top du genre humain" m'a quelque peu

Pour poser une question au Rav Ron CHAYA, vous devez remplir le formulaire ci-dessous. D'ici quelques jours, si votre quetion a été retenue pour sa pertinence, une réponse sera Beli Neder disponible sur cette page.

  • Si vous avez plusieurs questions, merci de bien vouloir les regrouper dans une seule demande. Les questions intimes resteront anonymes, bien évidemment.
  • Pour recevoir une réponse du rav, veuillez bien vérifier l'email que vous entrerez.

J'ai déjà un compte Leava

Connexion

Dans la même catégorie

Glendalough, Mercredi 06 février 2019

Kvod HaRav Chlita Quel sefer étudier lorsqu'on est une femme pour mieux ressentir l'amour exceptionnel qu'Hachem nous porte ? Et surtout faire passer cette connaissance de l'intellect dans le coeur, et à notre tour aimer Hachem très fort... MERCI pour votre travail extraordinaire pour nous rapprocher de Lui... MERCI...

Seymour, Mercredi 06 février 2019

Chalom Rav, Comment définir en termes intelligibles le "EMET" ? N'y a-t-il qu'une seule réponse ? Est-ce que le EMET peut être différent d'un homme à l'autre ? Est-ce que c'est une sensation ou autre chose ? Merci...

Celb-al-Raï, Mercredi 06 février 2019

Bonjour Rav , La émouna ( je crois que Hachem est présent dans chaque instant de ma vie et dans le monde) ne parait pas naturellement évidente pour l'homme ! Est-elle innée ou nécessite-t-elle des efforts permanents afin de réaliser la réalité d'Hachem et Sa présence au quotidien ? Peut-on transmettre à nos enfants la émouna ? Le bitahone (qui me semble être un niveau supérieur car Hachem est ...

Beskides, Mercredi 06 février 2019

Boker Tov Rav Quelle différence Hachem fait entre le peuple juif et les goyim qui sont dans le émet ? Quelle distinction entre nous et les autres peuples qui nous aiment ? Est-ce que le bonheur d'une relation avec une femme (échanger des idées, partager des sentiments, se reposer l'un sur l'autre) peut-être comparer au bonheur qu'on a en pratiquant la religion et en étudiant la Torah ? Moi je pense oui... et vous ?-) J'attends avec impatience vos...

Fomalhaut, Mardi 05 février 2019

Bonjour Rav, Si tout ce qui nous arrive est pour le bien, alors même quand on a du ayin hara, c'est Hachem qui le veut... N'est ce pas mieux de nous améliorer ? Dans ce cas, est-il nécessaire de faire la technique du plomb ? Merci...

Gamma Cephei, Lundi 04 février 2019

Bonjour Rav, On parle toujours d’émouna et de bita'hone envers Hachem ; qu’elle est alors là frontière avec vivre dans un monde de bisounours sans ne plus faire d’effort (parnassa, santé, mariage...) ou l’on ne fait plus rien puisque tout vient d’Hachem. Merci...

Papilionidae, Mardi 29 janvier 2019

Réaction à Pourquoi Hachem a me semble-t-Il tout fait pour m'éloigner de Lui dès ma plus tendre enfance ? Bonjour Rav, Je reviens, décidément assez entrecoupé par mes diverses occupations courantes, compléter nos échanges sur cette importante notion de la Emouna, et surtout pour moi le plus crucial, les moyens de gérer les épreuves qui me sont envoyées par Hachem, de tenter de les comprendre et comprendre ses ...

Howlite, Lundi 28 janvier 2019

Bonjour Rav, Je viens de passer une terrible épreuve (la pire qu'une mère puisse subir), et j'avoue que votre citation du jour me laisse perplexe... Les épreuves de la vie représentent un bien inestimable et extrêmement élevé même si elles sont amères et extrêmement difficiles à supporter : Notre monde futur en dépend, au point que selon nos Sages, s’il devait s’écouler 40 jours de notre vie ...

Tourmaline noire, Dimanche 27 janvier 2019

Chalom Rav, J’ai compris que notre sékhèl  n’est pas "passoul" ; il faut le suivre, mais simplement à cause de nos taavot, parfois nous ne sommes pas droit, et la Torah nous rectifie. Mais alors, à ce moment-là, que signifie le passouk " Ki lo ma'hchévotaï ma'hchévotékhem " qui semble signifier que notre logique n’est pas vrai ? La raison pour laquelle nous acceptons la Torah est que c’est le ...

Stibine, Mardi 22 janvier 2019

Bonjour Rav, Par rapport à l’humilité... Dans les livres de moussar connus, il est écrit que l'homme ne doit même pas ressentir de valeur en lui...  Mais n'est ce pas contradictoire avec le fait de connaitre ses qualités ? Merci beaucoup...

Leava, sur place... Et à emporter !

Newsletter

Les Incontournables

/files/img/2014/02/VISUEL-GUERMAMIA.jpg
/files/img/2013/12/VISUEL-PREUVE.jpg

Faire un don

Avec votre soutien, vous permettez à Leava et la Yéchiva de diffuser et d'enseigner la Torah.

Annonces et Evènements

/files/img/2014/06/yad-hahessed-chiour-extra-court.jpg
/files/img/2014/06/havrouta-carroussel.jpg
/files/img/2014/06/Yechiva-en-video.jpg
/files/img/images/Affiche-WorldBrit-2015.jpg
/files/img/2016/new_bet_hamidrash_gavriel-avraham.jpg
/files/img/Titre1.PNG
/files/img/pubessaiEH450300.jpg
/files/img/Seminaire2019-01.jpg

Faire un don

Avec votre soutien, vous permettez à Leava et la Yéchiva de diffuser et d'enseigner la Torah.

Leava recommande

/files/img/2014/11/Association-Vetaher-vaiselle.jpg
/files/img/2016/hahmey_tsarfat.jpg
/files/img/2015/03/femme-juive_300.jpg
/files/img/Blog/ner-naale-01-2016.jpg
/files/img/Blog/alya kalov/alya-kalov.jpg
/files/img/2016/caroussel-bayit.jpg
/files/img/2016/PLEYOETS.gif

/files/img/pubessaiEH450300.jpg
/files/img/YahalomhaTorahfinalise.jpg

Citation du jour

""Si je ne suis pas pour moi, qui le sera? Et si je suis pour moi, qui suis-je? Et si ce n'est maintenant, quand ce sera?" "

(Pirke Avoth (1-14))