Suite à mon precedent mail, voici des points qui me derangent:
TOUT CELA SE BASE SUR UN LIVRE D'UN ARCHEOLOGUE RETRACEUR DE MYTHES LEGENDAIRES "Au cœur des mythologies" Jacques Lacarrière {Félin}:
JE VOUDRAIS SAVOIR POURQUOI TOUT RESSEMBLE AUX POEMES SUMERIENS OU ENCORE EGYPTIENS ETC..? COMMENT CELA SE FAIT-IL? ET QU'EN EST IL DES INNOMBRABLES PLAGIATS DE LA BIBLE? CE SONT LA,JE L'ESPERE DE TOUT MON COEUR RAV,MES DERNIERES INTERROGATIONS...
1 Samuel: 28 Inspiré du poème sumérien où l'on voit l'ombre d'Enkidu sortir du Kur et se jeter dans les bras de Gilgamesh. Cantique des cantiques: Une suite empruntée au chant sumérien du mariage sacré: même style, même thèmes, détails, vocabulaire, mêmes personnages, monologues, dialogues, même langage fleuri et redondant. Voir par exemple le chant d'amour de Shu-Sin au chapitre XXI. Shu-Sin qui ressemble fort au roi Salomon dont l'existence n'est pas certaine et, s'il a existé, son règne n'a rien à voir avec celui décrit dans la Bible.
Esther: L'Esther du livre d'Esther vient de la déesse babylonienne Ishtar. Mardochée est le dieu assyrien Mardukéa.
Le livre de Job: Le thème de Job découle directement des tablettes sumérienne de Nipur. Il utilise les termes même du "poème de la Création" qui décrit le combat de Mardouk contre Kingou: Yahvé brise le crâne de Léviathan comme Mardouk celui de Tiamat. Source www.bible.chez-alice.fr:, "Au cœur des mythologies" Lacarrière
Proverbes: Inspirés des proverbes sumériens des tablettes de Nipur 25:22 "amasser des charbons ardents sur la tête" directement recopié du récit égyptien de Khaemouase Isaïe: 9:11: 9:11: largement inspiré du texte sumérien qui décrit la descente aux enfers du monarque Ur-Nammu qui arrive dans le Kur. Lamentations de Jérémie: Ces lamentations sont reprises de "La lamentation sur la destruction de Nippur", récit sumérien.
4:20 "Le souffle de nos narines, l'oint du seigneur a été pris dans leurs fosses, lui dont nous disions: A son ombre, nous vivons parmi les nations" directement inspiré du pharaon Ramsés II : "Toi qui est le souffle de nos narines".."faucon qui protège ses sujets de ses ailes et répand l'ombre sur eux"
(QUESTION A PART Lévitique: 11:6 "Vous ne mangerez pas le lièvre, qui rumine, mais qui n'a pas la corne fendue" le lièvre est un ruminant !?????????????????????) L'EXODE: 2:10 Moïse retrouvé dans un panier flottant: encore une fable: L'histoire de la naissance de Moïse a été directement recopiée de la légende du roi Mésopotamien Sargon 1er d'Akkad abandonné dans un panier flottant et élevé par le jardinier. Les auteurs de l'Ancien Testament se sont fait prendre, là, "les doigts dans la confiture": ils ont recopié la légende du roi Sargon en détail en précisant que le berceau était calfaté par du bitume pour le rendre étanche. Le bitume (pétrole brut) est un matériau très courant en Mésopotamie dans le pays du roi Sargon. Il est totalement inconnu en Egypte: un bel exemple de plagiat. Sans parler des crocodiles qui pullulaient dans le Nil et qui n'aurait fait qu'une bouchée du supposé nouveau-né... On sait aujourd'hui que Moise, Isaac et Abraham n'ont pas existé. "Sargon d’Akkad : Abandonné par sa mère dans une corbeille de roseaux qui est confiée au fleuve, le nouveau-né est recueilli et adopté par un jardinier. La faveur de la déesse Ishtar fait plus de lui un échanson à la cour de Kish puis un prince." VOILA TOUT POUR CE QUI CONCERNE LES PLAGIATS DES MYTHES;A PRESENT JE VOUS MONTRE LES REPETITIONS INUTILES LES REPETITIONS INUTILES DE LA BIBLE:
1Rois 8 est répété dans 2Chroniques 5.2-7.10
Esaïe 36.4-22-37-39 est répété dans 2Rois 18-19-20
Jérémie 52 est répété dans 2Rois 24.18-25.30 2
Samuel 22 est répété dans Psaume 18
Esdras 2 est répété dans 7.6-72
Le Psaume 14 est répété dans Psaume 53
Le Psaume 105.1-15 est répété dans 1Chroniques 16.8-22
Le Psaumes 96 est répété dans 1Chroniques 16.23-33
1Chroniques 16.34-36 est répété dans Psaume 106.1, 47-48
2Rois 8.17-22 est répété dans de 2Chroniques 21.5-10
Esdras 1.1-3 est répété dans 2Chroniques 36.22-23
Jérémie 6.12-15 est répété dans Jérémie 8.10-12
Jérémie 10.11-16 est répété dans Jérémie 51.14-19
Jérémie 16.14-15 est répété dans Jérémie 23.7-8
Jérémie 30.10-11 est répété dans Jérémie 46.27-28
Nombres 3.11-13 est répété dans Nombres 8.16-19
Deutéronome 6.6-9 est répété dans Deutéronome 11.18-20
POURQUOI CES REPETITIONS?LES CRITIQUES PROUVENT PAR LA QUE LA BIBLE EST FAUSSE CAR JE CITE '' Le fait que la Bible contienne des parties qui sont littéralement les mêmes, constitue une preuve qu'elle ne peut pas être la parole de Dieu, puisqu'il est inutile de répéter deux fois les mêmes passages,et l'inutilite n'est pas le propre de dieu mais de l'homme'' chabat chalom rav.
Chalom Julia,
J’ai commencé à répondre à tes questions. D’abord, comme tu le dis très bien, toutes ces attaques contre la Bible, comme quoi ce serait un plagiat de poèmes sumériens et égyptiens proviennent d’une seule personne, Jacques Lacarrière, dans son livre « Au cœur des mythologies ». Il est quand même bizarre que personne d’autres n’ait dit cela avant lui… qui me dit qu’il n’est pas orienté ? Et qui me dit qu’il n’est pas fallacieux ? On va analyser lentement et nous verrons à quel point il n’y a aucune réalité dans cette thèse.
D’abord au niveau des preuves fallacieuses, je t’ai déjà démontré dans mon mail précédant, citation : « Ce poème explique d’ailleurs le mystère de la côte d’Adam. C’est là où est le mal d’Enki, la côte vient du jeu de mot sumérien « Ti » (« côte » ou « faire vivre ») ; or, en hébreu, ‘Tit’ signifie poussière. »
Erreur lamentable, monsieur Lacarrière, il fallait quand même lire le texte en hébreu. Le mot poussière, utilisé pour la création du premier homme n’est pas ‘Tit’, qui signifie en hébreu ‘boue’ et non ‘poussière’, mais « Afar », donc aucun rapport entre le mot Afar et le mot Ti.
De même, ces sites racontent (voir liens ci-dessous) : http://secretebase.free.fr/civilisations/sumeriens/religions/religions.htm Je cite : « La Bible a emprunté de nombreux passages aux sumériens comme le paradis terrestre décrit dans le poème "Enki et Ninhursag" où l'Eden hébraïque et le Dilmun sumérien ne font qu'un : mêmes fleuves, même endroit, même souffrance, même péché originel. » Encore une fois, bêtise totale, vraiment aucun rapport.
Regarde le lien suivant : http://fr.wikipedia.org/wiki/Enki_et_Ninhursag
Regarde, chère Julia, ce texte et tu verras qu’il n’y a aucun rapport entre cette légende et le récit de la Bible. J’ai encore beaucoup, beaucoup d’exemples de ce type à te montrer, mais je n’ai pas le temps.
Passons à tes questions :
1) A propos de Samuel, je cite : « Samuel [28] Inspiré du poème sumérien où l'on voit l'ombre d'Enkidu sortir du Kur et se jeter dans les bras de Gilgamesh. »
Je ne vois absolument aucun rapport entre ce poème (voir le lien suivant : http://agora.qc.ca/thematiques/mort.nsf/Dossiers/Gilgamesh_et_Enkidu ) et Samuel 28 (que tu peux consulter dans n’importe quelle Bible).
2) A propos du livre d’Esther, je cite : « Esther : L'Esther du livre d'Esther vient de la déesse babylonienne Ishtar. Mardochée est le dieu assyrien Mardukéa. »
Où est le problème si Esther et Mardochée porte des noms babyloniens ou perses (dans la source citée ci-dessus, il est écrit qu’il s’agit de divinités babyloniennes et assyriennes, or rien à voir car Esther et Mardochée vivaient en Perse, une autre culture, une autre langue, une autre religion…). Et même en admettant qu’il s’agissait de divinités perses, il est clair que beaucoup de gens portaient des noms voisins des noms de leurs divinités, comme en France aujourd’hui beaucoup de personnes s’appellent Christian, Christine ou Marie, allusion à leurs « dieux ». Il n’y a aucun problème non plus à ce que des juifs portent des noms goys, comme aujourd’hui beaucoup l’ont. Julia, par exemple, n’est pas un nom d’origine juive, et pourtant tu es juive, Baroukh Hachem. Comment peut-on, à l’aide d’un argument aussi léger, dire que toute l’histoire de Mordékhaï et Esther est fausse, alors que depuis cette époque-là -comme cela est écrit dans la Méguilat Esther - chaque année, le peuple d’Israël fête Pourim ? Si cette histoire était une légende, et que les Bné Israël n’ont pas pratiqué cette fête dès l’épisode de Pourim, comment quelqu’un, un beau jour, aurait-il pu écrire la Méguilat Esther, qui est une légende, et écrire à l’intérieur de cette Méguila (chapitre 89, verset 27 et suivants) : « Les Juifs reconnurent et acceptèrent pour eux, pour leurs descendants et pour tous ceux qui se rallieraient à eux l’obligation immuable de fêter ces deux jours là, selon la teneur des écrits à la date fixée, années après année, de commémorer et de célébrer ces jours de génération en génération, dans chaque famille, dans chaque province et dans chaque ville de ne pas laisser disparaître ces jours des Pourim du milieu des Juifs, ni s’en effacer le souvenir du milieu de leur descendant ».
Comment, si ce texte a été inventé plus tard, et un beau jour présenté au peuple juif, ces derniers ont lu ce texte et n’ont pas jeté ce livre à la figure de celui qui le leur présentait ? « Qu’est ce que tu me racontes, des histoires ? Nous ? On fête depuis des années cette fête ? Jamais de la vie ! On ne connaît pas ce Pourim ! ». Réfléchis bien à cela et tu verras que c’est une preuve totale comme quoi l’histoire de Pourim a effectivement existée (d’ailleurs, il ne s’agit pas d’une histoire aussi ancienne ; elle a eu lieu environs 500 ans avant l’ère chrétienne. A cette époque, il était très très dur de falsifier la réalité).
3) A propos du livre de Job, je cite : « Le livre de Job : Le thème de Job découle directement des tablettes sumérienne de Nipur. Il utilise les termes même du "poème de la Création" qui décrit le combat de Mardouk contre Kingou : Yahvé brise le crâne de Léviathan comme Mardouk celui de Tiamat. (Source : "Au cœur des mythologies" Lacarrière). »
J’ai vraiment essayé de toutes mes forces de trouver un rapport, ne fût-ce le plus petit, entre le combat de Mardouk contre Kingou et entre le Léviathan cité dans le livre de Job. Le Léviathan est cité deux fois dans le livre de Job : dans le chapitre 40, et dans le chapitre 3. J’ai lu et relu ces deux chapitres, j’ai lu et relu le récit du combat entre Mardouk contre Kingou (http://mythologica.fr/mesopotamie/kingou.htm ou en tapant « Mardouk contre Kingou » dans Google) mais je ne vois aucun rapport.
Je suis prêt à donner 1000$ à celui qui me donne un quelconque rapport qu’il y aurait entre les deux ! Qui pourrait nous faire croire que l’un est le plagiat de l’autre ? A quel point peut-on être fallacieux et mentir aux gens… Je n’arrive pas à comprendre une chose pareille.
4) A propos des proverbes, je cite : « Proverbes : Inspirés des proverbes sumériens des tablettes de Nipur 25:22 "amasser des charbons ardents sur la tête" directement recopié du récit égyptien de Khaemouase »
J’ai essayé de retrouver le récit de Khaemouase, je n’ai trouvé que cela : http://www.bubastis.be/textes/0014.html Je ne vois aucun rappel de charbons ardents. Ceci dit, monsieur Lacarrière ne sait toujours pas traduire l’hébreu, il a mis « amasser des charbons ardents » alors que le texte parle bien de « attiser des charbons ». Il y a une nuance que monsieur Lacarrière ne semble pas savoir saisir. Quoi qu’il en soit, j’aimerais bien voir ce soi-disant récit égyptien de Khaemouase.
5) A propos de Isaïe 9 :11, je cite : « Largement inspiré du texte sumérien qui décrit la descente aux enfers du monarque Ur-Nammu qui arrive dans le Kur. »
Vraiment, de nouveau, avec toute ma bonne volonté, je lis Isaïe chapitre 9, verset 11 : « Les Syriens à l'orient, les Philistins à l'occident, ils mangeront Israël à pleine bouche. Malgré tout cela, Sa colère ne s'apaise point, et Sa main est encore étendue. »
Il s’agit des admonestations de D.ieu par la bouche du prophète contre le peuple d’Israël qui ne fait pas téchouva bien que D.ieu lui envoie les ennemis syriens et philistins. Et malgré tout, D.ieu reste en colère.
Quant à la descente aux enfers d’Ur-Nammu (http://secretebase.free.fr/civilisations/sumeriens/textes/textes.htm où nous avons le récit, en bas de page, du mythe de la descente aux enfers), désolé, j’ai beau m’évertuer, mais je ne vois aucun rapport entre ces deux notions, vraiment rien de rien.
6) A propos des Lamentations de Jérémie, je cite : « Ces lamentations sont reprises de "La lamentation sur la destruction de Nippur", récit sumérien. »
Aucun rapport. Il n’y a qu’à lire Les Lamentations pour voir qu’à part le fait que les deux se lamentent, il n’y a absolument aucun rapport entre les deux. Et il est bien sûr trop facile de dire qu’à partir du moment où les deux se lamentent, il s’agit ici d’un plagiat. Le fameux texte inspiré de Ramsès II est tout simplement introuvable. Peut-être est-ce une nouvelle invention de monsieur Lacarrière ? En tout cas, j’aimerais bien le voir pour pouvoir comparer. Ceci dit, la comparaison n’est pas totale. Il est vrai que Jérémie parle du « souffle de nos narines, et à son ombre, nous vivons », mais il ne parle pas de faucon, comme on en parle dans Ramsès.
7) A propos de ta question à part, Lévitique 11:6 « "Vous ne mangerez pas le lièvre, qui rumine, mais qui n'a pas la corne fendue". V'la que le lièvre est un ruminant ! »
Le mot gerboise et lièvre qu’on traduit ainsi en français sont écrits dans la Bible sous les noms de « Chafane » et « Arnevet ». Or, personne ne connaît aujourd’hui l’identité de chafane et arnevet. Il y a un monsieur tout à fait analphabète, en tout cas en Tora, qui s’appelait Eliezer ben Yéhouda et qui a déformé l’hébreu biblique et a commencé à utiliser des noms bibliques pour nommer des choses dont la bible ne parlait pas. Ce cas est éloquent. Il a dit que chafane et arnevet étaient lapin et lièvre. Ridicule. Preuve en est que , comme tu le dis si bien, ni le lapin, ni le lièvre ne ruminent. De plus, il est écrit à la fin du verset « qui n’a pas la corne fendue ». Il ne s’agit pas de corne, il s’agit de sabot. Le texte dit que le lièvre et le lapin n’ont pas le sabot fendu, c’est donc qu’ils ont un sabot qui n’est pas fendu. Depuis quand le lièvre et le lapin ont-ils des sabots ?! Donc il est clair que chafane et arnevet dont parle la Tora ne sont ni les lièvres, ni les lapins, et qu’il ne faut pas se fier aux élucubrations de Eliezer ben Yéhouda.
8) A propos de l’Exode 2:10 : « Moïse retrouvé dans un panier flottant : encore une fable : L'histoire de la naissance de Moïse a été directement recopiée de la légende du roi Mésopotamien Sargon 1er d'Akkad abandonné dans un panier flottant et élevé par le jardinier. Les auteurs de l'Ancien Testament se sont fait prendre, là, "les doigts dans la confiture" : ils ont recopié la légende du roi Sargon en détail en précisant que le berceau était calfaté par du bitume pour le rendre étanche. Le bitume (pétrole brut) est un matériau très courant en Mésopotamie dans le pays du roi Sargon. Il est totalement inconnu en Egypte : un bel exemple de plagiat. Sans parler des crocodiles qui pullulaient dans le Nil et qui n'aurait fait qu'une bouchée du supposé nouveau-né... On sait aujourd'hui que Moise, Isaac et Abraham n'ont pas existé. "Sargon d’Akkad : Abandonné par sa mère dans une corbeille de roseaux qui est confiée au fleuve, le nouveau-né est recueilli et adopté par un jardinier. La faveur de la déesse Ishtar fait plus de lui un échanson à la cour de Kish puis un prince." »
Encore une malhonnêteté de monsieur Lacarrière. Effectivement, quand je tape "Sargon 1er d'Akkad" sur Wikipédia, je trouve : « Ma mère était grande prêtresse. Mon père, je ne le connais pas. Les frères de mon père campent dans la montagne. Ma ville natale est Azupiranu [« ville du safran » ?], sur les bords de l’Euphrate. Ma mère, la grande prêtresse, me conçut et m’enfanta en secret. Elle me déposa dans une corbeille de roseaux, dont elle scella l’ouverture avec du bitume. Elle me lança sur le fleuve sans que je puisse m’échapper. Le fleuve me porta ; il m’emporta jusque chez Aqqi, le puiseur d’eau. Aqqi le puiseur d’eau me retira [du fleuve] en plongeant son seau. Aqqi le puiseur d’eau m’adopta comme son fils et m’éleva. Aqqi le puiseur d’eau m’enseigna son métier de jardinier. Alors que j’étais jardinier la déesse Ištar se prit d’amour pour moi et ainsi j’ai exercé la royauté pendant cinquante-six ans.» ((http://fr.wikipedia.org/wiki/Sargon_d'Akkad )
D’abord, aucun rapport entre l’histoire de Moïse et celle de ce roi, car chez Moïse, c’est sa mère qui le récupère et l’élève, et non Aqqi le puiseur d’eau qui en fait un jardinier. Deuxièmement, et surtout - la grande malhonnêteté de monsieur Lacarrière -, il est bien écrit dans cette référence de Wikipédia, je cite : « Un texte du VIIe siècle av. J.-C. — donc postérieur de seize siècles à ces événements, mais contemporain de la rédaction des plus anciens fragments de la Bible — relate ainsi son accession au pouvoir. »
Donc cette légende akkadienne a été rédigée au 7ème siècle avant J-C, 16 siècles après ces évènements. Et qui me dit que ce n’est pas cette légende akkadienne qui a elle été inspirée de la Bible ? L’auteur dans Wikipédia dit « contemporain de la rédaction des plus anciens fragments de la Bible », mais nous savons que la Bible n’a pas pu être écrite après les évènements qu’elle raconte, comme je le cite dans le cours « La preuve » ou encore dans le lien suivant : http://www.leava.fr/questions-reponses/science/8290_question-yonathan.php (cf. la première partie de la réponse).
En tous cas, monsieur Lacarrière fait croire aux gens que ce poème a été écrit quelques siècles avant que la Tora ait été écrite, et a oublié de dire qu’il a choisi comme date de rédaction de la Tora une date tout à fait discutable. Et même si on admettait que la Tora aurait été écrite 7 siècles avant l’ère chrétienne, donc à l’époque où cette légende akkadienne a été écrite, les 2 textes sont donc contemporains ; qui me dit que ce sont les juifs qui ont copié les akkadiens ? Peut-être est-ce le contraire, puisque « contemporain de la rédaction des plus anciens fragments de la Bible »…
-A propos du bitume qui "est totalement inconnu en Egypte" : Voyons donc ! Les sites de navigation antique mentionnent l’utilisation de bitume, dans les bateaux égyptiens y compris. De plus, réfléchissons un peu, entre la Babylonie et l’Egypte, il y a maximum 2 semaines de voyage (en chameau ou en âne) ; il y avait donc certainement des contacts commerciaux et un échange de savoir entre les deux. Donc si le bitume est connu en Babylonie, il l’est aussi en Egypte. D’autant plus que les hébreux, à la base, viennent de… Babylonie ! Ils connaissaient donc le truc.
-A propos de crocodiles : C’est vrai, M. Lacarrière, que les crocodiles du Nil sont connus pour leur grandeur et leur férocité. Mais… de nouveau, vous êtes tombé dans le panneau ! Le crocodile du Nil ne peuple pas le Nil égyptien ; on ne le trouve qu’à partir de la 3ème cataracte, au Soudan !
9) A propos du Cantique des cantiques, je cite : « Cantique des cantiques : Une suite empruntée au chant sumérien du mariage sacré : même style, même thèmes, détails, vocabulaire, mêmes personnages, monologues, dialogues, même langage fleuri et redondant. Voir par exemple le chant d'amour de Shu-Sin au chapitre XXI. Shu-Sin qui ressemble fort au roi Salomon dont l'existence n'est pas certaine et, s'il a existé, son règne n'a rien à voir avec celui décrit dans la Bible. »
J’ai tapé sur Google « chant sumérien du mariage sacré » et j’ai vu 10 sources qui toutes répètent la même phrase : « même style, même thèmes, détails, vocabulaire, mêmes personnages… etc. » et pourtant, personne ne peut nous le montrer. Je suis profondément convaincu, Julia, mais du plus profond de moi-même, qu’il n’y a aucune, absolument aucune ressemblance entre ce chant du mariage sacré et le Cantique des cantiques. Il se peut certes que les deux parlent d’amour, mais si c’est ainsi, il existe des milliers de poèmes d’amour et on ne peut pas dire que tous ont la même origine ! Quoi qu’il en soit, je demande à voir ce poème !
10) A propos des répétions « inutiles » dans la Bible.
1) 1 Rois 8 est répété dans 2 chroniques, 5:2 7:10.
Bien sûr, les Chroniques ont été écrites par Ezra et Né’hémia et tel que leur nom l’indique, elles racontent toute l’histoire, depuis la naissance de Adam jusqu’à leur époque. Donc il est évident que lorsqu’ils ont raconté l’histoire de Salomon, ils répètent ce qui est écrit dans 1 Rois 8, car là-bas il n’y a pas de lois, il n’y a que de l’histoire, donc il est tout à fait naturel que l’on retrouve la même histoire, vu que dans la réalité, il n’y a eu qu’une seule et même histoire. Au contraire, si on avait eu deux histoires différentes, c’eût-été quand même bizarre…
2) Isaïe 36 est répété dans 2 Rois, 18, 19 et 20
Absolument. Le livre des Rois, comme son nom l’indique, raconte l’histoire des rois d’Israël. De nouveau, il s’agit d’histoire. Dans les chapitres 18, 19 et 20, on raconte l’histoire du roi Ezekias, qui était contemporain du prophète Isaïe (Ezekias a marié son fils avec la fille d’Isaïe). Il est tout à fait normal qu’Isaïe dans son livre, lorsqu’il raconte l’histoire de son époque, raconte l’histoire d’Israël, de sa royauté et raconte donc aussi l’histoire d’Ezekias, comme elle s’est passée et comme elle est mentionnée dans le livre d’histoire des Rois.
3) Ce sera la même chose pour Jérémie 52 et 2 Rois 24.
Jérémie est contemporain de la destruction du Temple ; il est donc normal qu’il la raconte. Et dans 2 Rois 24, livre racontant toute l’histoire des rois d’Israël, on y raconte aussi l’histoire de cette destruction du Temple. Le contraire aurait été absurde.
4) Idem Samuel 22 et Psaume 18.
Dans Samuel, on raconte l’histoire du roi David. Or les Psaumes sont écrits par le roi David. On voit donc dans Samuel 22, je cite : « David prononça en l’honneur de l'E.ternel les paroles de ce cantique, lorsque l'Eternel l'eut délivré de la main de tous ses ennemis, et de la main de Saül. Il dit : Seigneur, tu es mon rocher, et ma forteresse, etc. » Il est tout à fait naturel que le roi David ait inséré ce cantique dans ses propres Psaumes.
5) Esdras 2 est répété dans 7 6-72.
C’est faux. Il n’y a aucune ressemblance entre ces deux passages
6) Le Psaume 14 est répété dans le Psaume 53.
Il y a beaucoup de différences entre les deux. Il est vrai qu’il aussi y a beaucoup de ressemblances, mais les Psaumes sont des prières à D.ieu. Il n’y a pas de problème que le roi David répète la prière dans le même contenu avec des différences au niveau de l’expression. Nous verrons qu’il y a beaucoup de différences au niveau de l’expression, qui, c’est vrai, des fois en français, ne peuvent pas être traduites. Par exemple : - « On commet des actes odieux » aura la même traduction pour des mots différents en hébreu. Une fois « acte odieux » est appelé « Alila » (Psaume 14), alors que dans le Psaume 53 il est appelé « Avel ». - Verset 2 du Psaume 14, l’E.ternel est écrit en hébreu Youd Ké Vav Ké alors que dans le Psaume 53 il est appelé Elokim, chose bien sûre différente, l’un représentant l’attribut de miséricorde de D.ieu, et l’autre l’attribut de rigueur céleste. - « Tous ils ont dévié », répété dans les deux Psaumes à cause de la même traduction en français, mais dans le verset 3 du Psaume 14 il est écrit « Hacol Sar » alors que dans le Psaume 53, verset 4, il est écrit « koulo Sag ». Cela est différent. - Dans le verset suivant, il y a une différence : une fois il est écrit le mot « Kol » alors qu’il est absent dans l’autre. - Le verset suivant est presque tout à fait différent. - Ensuite, dans le Psaume 14, il y a encore un verset en plus qui n’apparait pas du tout dans le Psaume 53. - Là, le verset est le même dans les deux, une prière où l’on peut tout à fait comprendre qu’elle soit répétée. Le roi David dit, comme nous tous nous le pensons et l’espérons : « Ah ! Puisse venir de Sion le salut d’Israël, quand D.ieu ramènera les captifs de son peuple, Jacob jubilera, Israël sera dans la joie ». Comme je l’ai dit, il s’agit de prières à D.ieu et il n’y a aucun problème à les répéter, et en plus nous voyons qu’elles ne sont pas répétées de la même façon. Il est vrai que dans le fond, on dit la même chose, mais pas dans la forme, et comme je l’ai dit, il n’y a pas de problème à répéter une prière dans le fond. Nous le faisons bien tous les jours plusieurs fois. 7) Le Psaume 96 est répété dans 1 Chroniques 16. Effectivement, comme je l’ai dit auparavant, dans les Chroniques on raconte l’histoire. Or dans les Chroniques 16, on raconte comment le roi David introduisit l’Arche de D.ieu dans le pavillon que David avait dressé pour elle, et après que David eu achevé d’offrir les sacrifices, il célébra un chant à D.ieu. Ce chant est cité dans les Chroniques. A la fin de ce chant (verset 36), il est écrit : « Le peuple tout entier dit Amen et louanges à l’E.ternel » On voit que le peuple a dit Amen à la louange qu’a fait le roi David. Cette louange est répétée dans le Psaume 96. Effectivement, il s’agit d’un des Psaumes que le roi David a composé. Il l’a composé à l’occasion de l’entrée de l’Arche de D.ieu dans son pavillon, et l’a insérée après dans son recueil de louange, les Psaumes. C’est tout à fait normal. Avec la nuance que dans les Chroniques, on nous raconte l’ensemble de ces louanges, alors que dans les Psaumes, cette louange est séparée en 3 chapitres : Une est le Psaume 105, L’autre le Psaume 96, Et la dernière le Psaume 106. En cela, on a donc la réponse à ces trois soi-disant répétitions.
8) 2 Rois 8 répété dans 2 Chroniques 21
Encore une fois, les deux racontent l’histoire de la royauté d’Israël, donc il est normal que les Chroniques répètent l’histoire marquée dans 2 Rois.
9) Esdras et Chroniques
Idem. Les Chroniques racontent aussi l’histoire d’Esdras.
10) A propos des 4 répétitions qu’il y a dans Jérémie. Rien d’étonnant à cela : Jérémie est un prophète, c'est-à-dire qu’il allait et admonestait le peuple, les avertissait qui s’ils ne faisaient pas téchouva, ils leur arriveraient les malheurs X et Y. Tous simplement, il répète plusieurs fois, durant ses prophéties, la même chose : attention, si vous ne faites pas téchouva vous aurez ça et ça et ça ; évidement, les malédictions se ressemblent car D.ieu lui a dit ce qui allait se passer et il répète les choses plusieurs fois au peuple pour qu’il le comprenne. Il ne s’agit pas d’un code de lois ou si on répète la loi plusieurs fois pour rien, cela est une aberration ; il s’agit d’une admonestation. Et dans ce cadre, il est tout à fait normal de répéter les choses.
11) Nombres 3:11-13 est répété dans Nombres 8:16-19
Dans Nombres 3, D.ieu dit à Moïse que les Léviites seront consacrés au service divin et devront aider les Cohanim dans le sanctuaire et au Temple. Et dans ces versets (11 à 13), D.ieu explique à Moïse pourquoi les Léviim sont consacrés : ils sont à la place des premiers nés, et les premiers nés appartiennent à D.ieu car ils ont été sauvés lors de la sortie d’Egypte.
Dans Nombres 8, la Tora va expliquer comment s’est effectuée cette consécration : les Léviites ont été purifiés ; on a passé un rasoir sur tout leur corps ; ils ont amené des sacrifices, et ainsi ils ont été consacrés à leur service. Et là, D.ieu rappelle à Moïse pourquoi les Léviites sont consacrés au service : effectivement, ils sont à la place des premiers nés et les premiers nés appartiennent à D.ieu depuis la sortie d’Egypte. Donc une fois la Tora mentionne cette raison en disant que c’est pour cela que Moïse doit consacrer les Léviim, et plus loin, la Tora répète cette raison. Mais là, il ne s’agit plus de l’ordre que D.ieu donne à Moché de consacrer les Léviim, il s’agit de toute l’action qui a été faite pour les rendre consacrés, c'est-à-dire la purification ; l’aspersion d’eau expiatoire ; le fait de se raser le corps ; les sacrifices ; etc., et à cette occasion, D.ieu rappelle pourquoi les Léviim sont consacrés. Il n’y a aucun problème à cela. C’est comme si une mère avertit son enfant que s’il fait une bêtise, il recevra une punition ; elle mentionne la punition. L’enfant fait la bêtise, après quoi la mère lui donne la punition et lui rappelle « voila, tu as reçu cela parce que je t’avais dit que, etc. ».
12) Deutéronome 6.6-9 est répété dans Deutéronome 11.18-20
D’abord, une fois c’est au singulier, et une fois c’est au pluriel… De plus, il n’y a aucun problème à ce qu’il y ait une répétition car la Tora répète souvent des choses ; effectivement le fait de répéter double, triple ou quadruple la Mitsva en fonction du nombre de répétions. De même pour un interdit ; parfois il y a des interdits qui reviennent souvent, pour doubler, tripler ou quadrupler la gravité de l’interdiction. Cela est une chose courante et reconnue depuis des millénaires dans la Tora D’Israël.
Voilà Julia, j’espère que tu es satisfaite. Si tu as encore des remarques, n’hésite pas à me réécrire. En tous cas, je voulais te dire que d’expérience, on a reçu des objections contre la Tora beaucoup plus sérieuses que celles-ci (auxquelles on a réussi à répondre, Baroukh Hachem) mais franchement, aujourd’hui, le niveau de ces objections commence à être du « raz les pâquerettes », elles sont bêtes et ridicules.
Au revoir,
Rav Ron Chaya



