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Questions/Réponses Explications sur la Bible

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Question de David

Shalom Rav,

1) Pour quelle raison dit-on migdol dans le birkat hamazone ?

2) Est-ce la même raison pour laquelle on dit migdol dans le birkat hamazone qui suit le repas de Mélavé Malka?

Merci

La réponse du Rav
28 Novembre 2011

Chalom David,

Voici les réponses à tes questions :

1) 
Tout d’abord, il faut savoir que ce verset (magdil yéshouot malko etc.) se trouve dans Chmouel 2, chapitre 22 verset 51. Or, il y à là-bas un « keri ouktiv », c’est-à-dire qu’il est écrit magdil mais on doit lire migdol.
Par contre, ce même verset apparaît aussi dans Tehilim 18 verset 51, et il est écrit là-bas magdil.
Donc en réalité, les 2 prononciations sont possibles.

Le Aboud réhèm (un richone), hilkhot berakhot, chaar richone, écrit qu’il a reçu au nom de ses rabbins qu’il fallait dire magdil les jours de ‘hol et migdol les jours où on dit le moussaf sans en expliquer la raison.

Le Chela hakadoch en donne quelques raisons dans son livre Chné lou’hot haberit, parachat Noa’h, torah or alinéa 14 :

A. 
Migdol est écrit dans les Néviim (Chmouel) alors que magdil est écrit dans les Téhilim qui font partie des Ketouvim
Or, le degré des Néviim est plus haut que celui des Ketouvim.

Les Néviim ont été écrit par prophétie alors que les Ketouvim n’ont été écrit « que » par roua’h hakodèch
Donc les jours plus grands tels que chabat et les jours de fêtes, on dira migdol car ce sont des jours plus important.

B. 
Il y a un plus grand degré lorsque le réveil vient de bas en haut, c’est-à-dire de l’humanité vers Hachem, plutôt que le cas où Hachem amène Lui-même le flux de haut en bas. Or, dans le mot migdol, on a d’abord un ‘hirik qui est un point en bas puis un ‘holam qui est un point en haut, le mouvement est donc de bas en haut. Mais dans magdil, on a un pata’h, qui signifie ouvert, comme la main d’Hachem qui est ouverte pour amener un flux vers le ‘hirik qui se situe vers le bas, le mouvement est cette fois-ci de haut en bas, donc de moindre degré que le mouvement de bas en haut.

C. 
Il est dit au nom du Zohar (Zohar ‘hadach Ekha page 91B) que le mem est signe du malakh hamavèt, l’ange de la mort. 
Or, dans magdil, il y a un pata’h sous le mem (ouvert), autrement dit on ouvre le flux provenant des forces du mal comme il est écrit (Béréchit 4, 7) : 
« lépéta’h ‘hatat rovèts », c’est-à-dire « à l’ouverture demeure le péché ». 
Effectivement, celui qui veut s’impurifier, du ciel on lui ouvre la porte. 
Mais le ‘hirik de migdol, vu qu’il se trouve en bas et qu’il n’est qu’un point, signifie rabaisser. Donc dans migdol, le ‘hirik sous le mem signifie qu’on rabaisse l’ange de la mort alors que dans magdil, on lui ouvre la porte. C’est pour cela que le chabat et les jours de fêtes, jours où il y a très peu de yetser hara, on dira migdol. Mais les autres jours où le yetser hara est beaucoup plus fort, et où la porte lui est ouverte, on dira magdil

Lorsqu’Am Israël pratiquera bien le chabat et les jours de fêtes, alors migdol aura lieu, c’est-à-dire que le mem descendra jusqu’à disparaître, et il ne restera alors que le mot gadol (grand), comme il est écrit (‘Hagaï chapitre 2, 9) : gadol yihié kavod habayit hazé aha’harone, grand sera l’honneur du dernier temple.

2)
On dit Migdol dans le bircat ha-mazone de séouda réviit car à motsaé Chabbat, il y a encore la lumière de Chabbat qui subsiste jusqu’à minuit (‘hatsot). 

Au revoir, 
Rav Ron Chaya

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