Le Rav vous répond !

Questions/Réponses Halakha

Partager cet article
Question de Jeremy

Chalom Rav Jaurais plusieurs questions a vous poser :

1) je suis souvent en déplacement professionnel , et pour fair minha je le fait dans ma voiture assis ( même la Amida ) de peur du regard des gens , de la gêne etc , cela pose t-il problème ?

2) Dans la Guemara Brahot tome 2 , il est écrit ( si je ne me trompe pa ) au nom de Rabi Yohanan que l'on peut réciter plusieurs fois la amida dans la journée ( en plus des 3 quotidienne ) a la condition de rajouter des supplication différente a chaque fois , qu'en est t'il vraiment ?

3) pour faire un sachet de thé Chabbat , il est dit qu'il faut tranvaser l'eau chaude dans un keli cheni pour ne pas kil y ai bichoul . Mais je crois ke bichoul c a partir de " yad soledet vo " (40 degrés ). Mais l'eau bouillant qui passe Dun keli a l'autre ne pe pas chuter juska moin de 40 dégrée , donc même ds le keli cheni elle est tjr a plus de " yad soledet bo ". Bichoul, alors comment cela est t'il permis ?

4) dans yalkout yossef il est stipuler a propos des objet mouqse qu' une pierre , un cailloux faisait partis de Mouqse Mahamat Goufo , mais que si avant Chabbat on avais la kavana de lutiliser pour chabat cela était bon . Donc ai je le droit davant Chabbat de penser a prendre cette Pierre pour bloker la porte de lentree et donc de lutiliser pendant chabat ?

Merci Bcp

La réponse du Rav
22 Janvier 2012

Chalom Jérémie,

Voici les réponses à tes questions.

1. D’après le Choul’han Aroukh, chapitre 94, alinéa 9, si quelqu’un n’avait pas le choix et a dû prier assis, il devra refaire plus tard sa amida debout. Il s’avère donc que d’après l’avis du Choul’han Aroukh, la prière assise n’est pas valable. 
Néanmoins, beaucoup de A’haronim (décisionnaires des derniers siècles) ont écris qu’elle est oui valable. 

Il en résulte : 
Si tu n’as vraiment pas le choix, et qu’en plus tu prieras beaucoup mieux assis que debout, alors tu peux prier assis. 
Néanmoins, il sera très très bien de refaire une prière debout, en posant la condition suivante : 
Si d’après la vérité je suis obligé de refaire ma prière, alors que cette prière que je fais debout soit considérée comme ma prière de min’ha, sinon qu’elle soit considérée comme une prière d’offrande. 

Si tu n’as pas réussi à faire cela avant l’heure de min’ha, tu peux opérer la même chose après arvit. Tu pries ta amida de arvit, et immédiatement après tu poses la condition et tu refais la amida debout.

2. Effectivement, cela est marqué ainsi. 
Néanmoins, les décisionnaires des siècles derniers ont écris que vu qu’il nous est déjà difficile de réciter la amida obligatoire avec attention, de quel droit faisons-nous une amida supplémentaire où l’on rappelle le nom d’Hachem, alors que souvent notre esprit est ailleurs ? 
Donc on ne fera de prière d’offrande que si on n’a pas le choix, comme par exemple le cas susmentionné en point 1.

3. Un kéli chéni, bien que yad solédète bo, ne cuit pas. Donc, bien qu’il ait une température supérieure à 40 degrés, néanmoins, étant donné que les parois n’ont pas été exposées à la source de chaleur, l’eau contenue dans cet ustensile a moins de capacité de cuisson. 
Néanmoins, il y a certains aliments qui sont considérés comme « kalé habichoul », c'est-à-dire qui cuisent facilement, et dans cette mesure, il est interdit de les mettre dans un kéli chéni yad solédète bo pendant Chabbat car ils cuisent malgré tout. 
Ce sera le cas, entre autre, pour le thé et autres infusions. 
C’est pourquoi on devra mettre le thé dans un kéli chelichi
Néanmoins, de même que le irouy d’un kéli richon, c'est-à-dire le liquide qu’on verse d’un kéli richon, ne peut pas cuire plus d’une kelipa, le irouy d’un kéli chéni, c'est-à-dire le liquide qu’on verse d’un kéli chéni, ne pourra pas cuire les kalé habichoul plus qu’une kelipa, c'est-à-dire l’épaisseur d’une membrane. 
Dans cette mesure, on pourra verser de l’eau yad solédète bo à partir d’un kéli chéni sur un sachet de thé, car le sachet entourant le thé fait office de membrane. 
Le thé ne sera donc pas cuit, car il se trouve dans un kéli chelichi.

4. Ca dépend. 
Si on pense utiliser un mouktsé mé’hamate goufo pour une utilisation tout à fait inhabituelle, telle que prendre un caillou pour recouvrir le goulot d’une bouteille, le fait d’y penser avant Chabbat, ou de l’utiliser ainsi avant Chabbat n’est pas suffisant. Il faudra penser qu’on spécifie cette pierre à cette utilisation pour toujours. 
Par contre, si on utilise la pierre pour une fin habituelle, telle que pour bloquer une porte, il suffit soit d’y penser avant Chabbat, même si on n’y pense que pour ce Chabbat et pas pour toujours, soit de l’utiliser au moins une fois ainsi avant Chabbat même sans penser qu’on l’utilisera de nouveau pendant Chabbat, et cela est suffisant.

Au revoir, 
Rav Ron Chaya

Dernier cours en ligne
Chargement...
Lettre d'informations
Montant du don :
Top 5 des cours
Dernière question au Rav
bonjour Rav, 1. je viens de lire dans une de vos reponses qu on ne peut pas utiliser les lingettes pendant chabat.  ma question est ; comment...
lire la question
Telechargez la E-Tsedaka