Leava Chiddoukh

Le Rav vous répond !

Questions/Réponses Halakha

Question de moché

Chalom aleikhem que vous aillez la parnassa , la simha , le plus d'élèves possibles et tous ce qui va avec . J'ai un problême c'est que je ne comprend rien à cet histoire de keli richone et keli cheni , beaucoup de rav ont tenté de m'expliquer mais je n'arrive pas à comprendre pouvez me dire toutes les halakhot et le fonctionement du keli cheni et richone . Autre question faut-il faire les tahanounim à yom haatsmaout ?

La réponse du Rav
14 Juin 2010

Chalom Moché,

Un kéli richon est ce que l’on appelle un ustensile de chaleur de premier degré et un kéli chéni est ce que l’on appelle un ustensile de chaleur de second degré.  On appelle kéli richon un ustensile qui a été déposé sur la source de chaleur (feu, plaque électrique). Cette ustensile, tant qu’il a une chaleur supérieure à 39 degrés, cuit les aliments crus ou non totalement cuits qu’il contient. Il n’y a aucune différence si cette ustensile est sur le feu ou pas, du moment que sa température est supérieur à 39 degrés, on considère qu’il a la capacité de cuire. Il sera donc interdit durant chabbat de verser de l’eau chaude de cet ustensile sur un aliment puisqu’il pourra le cuire.  La seule nuance qu’il y a entre mettre l’aliment dans cette ustensile ou de verser de cet ustensile sur un aliment est que dans le premier cas, on considère que tout l’aliment a été cuit mais dans le deuxième cas, la partie cuite sera seulement la pellicule qui entoure l’aliment et non l’intérieur même de l’aliment. De cette façon, on pourra verser de l’eau bouillante sur un biberon pour le réchauffer puisque la paroi du biberon fait office de pellicule empêchant son contenu d’être cuit par l’eau bouillante du kéli richon.  Le kéli chéni est l’ustensile dans lequel on a versé la nourriture ou le liquide qu’il y avait dans le kéli richon. On considère que les parois du kéli chéni refroidissent l’aliment et il n’a plus la capacité de cuire. Certains décisionnaires interdisent néanmoins d’y mettre ce que l’on appelle les kalé habichoul c’est-à-dire des aliments qui cuisent facilement tels que du thé ou d’autres épices. On devra mettre le thé dans un kéli chélichi c’est-à-dire dans un ustensile de chaleur de troisième degré dans lequel le coutenu du kéli chéni a été versé. Si le thé se trouve dans un sachet, on pourra verser de l’eau du kéli chéni sur le sachet car effectivement, comme lorsque l’on verse de l’eau bouillante du kéli richon, il ne cuit qu’une klipa (pellicule), ainsi le fait de verser d’un kéli chéni sur un sachet de thé n’a la propriété de ne cuire que la pellicule se trouvant autour du thé, le sachet, qui lui n’est pas une chose qui peut se cuire.  Certains décisionnaires disent qu’un aliment compact qui serait versé d’un kéli richon à un kéli chéni est considéré comme un kéli richon car l’aliment, étant compact, n’est pas bien refroidi par les parois du kéli chéni. Ce sera le cas pour des morceaux de viandes, du riz ou des patates qui, d’après ces décisionnaires, gardent leur capacité de cuire même dans un kéli chéni. Ceci est l’avis du Rav Ovadia Yossef, mais le Rav Ben Tsion Aba Chaoul dit que la coutume des séfaradim est de ne pas prendre cela en considération.

Les grands de la torah font ta’hanounim à Yom haatsmaout.

Au revoir,  Rav Ron Chaya

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